Octobre Rose 2026 : Le ministère de la Justice se mobilise pour la sensibilisation et le dépistage précoce des cancers

Dans le cadre de la 5ᵉ édition de la campagne nationale Octobre Rose 2026, le ministère de la Justice et des Droits de l’Homme a organisé, ce mercredi 21 octobre 2026, une séance de sensibilisation et de dépistage des cancers du sein et du col de l’utérus, avec une extension aux actions de prévention du cancer de la prostate. L’activité s’est déroulée au sein même du département, sous la présidence de la secrétaire générale, Mme Irène Marie Hadjimalis, et en présence de plusieurs conseillers et cadres du ministère. Lancée officiellement le 8 octobre dernier, cette campagne nationale d’envergure ambitionne de sensibiliser un million de personnes et de dépister 2 000 femmes.

 

 

Elle vise à renforcer les connaissances sur ces pathologies, à encourager le recours aux services de santé et à promouvoir le dépistage précoce un levier fondamental pour améliorer la prise en charge et le pronostic des personnes atteintes.

 

 

S’exprimant au nom de la secrétaire générale, Mme Maimouna Dioubaté, conseillère chargée de mission, a tenu à remercier l’ensemble des acteurs impliqués dans la réussite de cette journée.

 

 

 

Elle a vivement encouragé les bénéficiaires à accorder une attention primordiale à leur santé en ne négligeant ni les consultations médicales ni les examens de dépistage réguliers.

Prenant la parole à son tour, la cheffe du service Genre et Équité, Mme Condé, Mama Adama Keita, a souligné la portée capitale de cette initiative pour la santé des femmes

 

 

« Nous sommes réunis aujourd’hui autour d’une cause qui nous concerne tous : la protection de la santé des femmes », a-t-elle déclaré.

Elle a rappelé qu’une meilleure information, un suivi médical adapté et un dépistage précoce sauvent des vies. Invitant les femmes à faire de leur santé une priorité, Mme Condé a exprimé sa gratitude envers les autorités, les professionnels de santé et les partenaires mobilisés, avant d’appeler fermement à briser les tabous et à surmonter les préjugés qui entourent encore ces maladies.

 

 

 

Représentant la ministre de la Santé, le professeur Bangaly Traoré a indiqué que le ministère de la Justice et celui de la Décentralisation figurent parmi les premiers départements ministériels à bénéficier de ce programme.

Tout en ciblant prioritairement les cancers du sein et du col de l’utérus, l’initiative intègre également la prévention du cancer de la prostate. Le professeur Traoré a rappelé que ces trois pathologies représentent des enjeux majeurs de santé publique en Guinée, où elles sont à l’origine d’environ 5 000 décès chaque année.

Il a par ailleurs mis en lumière une évolution marquante dans l’épidémiologie nationale : longtemps devancé par d’autres formes de pathologies oncologiques, le cancer du sein occupe désormais la première place des cancers les plus fréquents dans le pays. Selon le professeur Traoré, cette progression dans la détection s’explique notamment par l’intensification des campagnes de sensibilisation et des interventions communautaires menées par le ministère de la Santé.

S’agissant du cancer du col de l’utérus, il a rappelé qu’il s’agit d’une maladie évitable dont l’élimination constitue un objectif prioritaire de santé publique, rendu réalisable grâce à l’amplification du dépistage.

 

 

À travers cette journée de mobilisation, le ministère de la Justice et des Droits de l’Homme réaffirme son engagement dans la lutte nationale contre les cancers, faisant de la prévention et de la sensibilisation ses meilleurs atouts. Cette démarche rappelle avec force que le combat contre ces pathologies repose sur l’implication des institutions, la participation active des citoyens et un accès universel à une information sanitaire fiable.

 

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