Procès des événements du 28 septembre 2009 : Le journaliste Abou Bakr, à la barre

Boubacar Algasimou Diallo « Abou Bakr », c’est le nom du témoin qui a comparu ce mardi 13 février dans le procès des événements du 28 septembre 2009. Journaliste de profession et correspondant de presse du média « associated press » à l’époque des faits, a confirmé à la barre, sa présence effective le jour des événements aux alentours du stade du 28 septembre.

Contrairement à d’autres témoins, il dit ne pas être présent à l’intérieur du stade lorsque les militaires sont rentrés pour commettre les exactions.

<< Ce jour, je suis sorti de chez moi à 07heures pour arriver au stade à 07 heures 30. De l’esplanade je voyais des gens venir de partout, vers Bambeto et autres. C’est entre temps, j’ai vu le Colonel Thiegboro venir, je crois qu’il était accompagné par deux ou trois bérets rouges. Thiegboro même a été ovationné par la foule. Et, quand il est arrivé sur les lieux, il a demandé aux manifestants de rentrer chez eux. Cela s’est passé devant la pharmacie Manizé. Après Thiegboro a quitté. Donc, moi aussi, je suis allé dans une famille à côté pour prendre les ablutions comme me l’avait conseillé une sœur qui vit depuis les États-Unis. Donc, de là, j’ai vu un jeune venir en courant pour rentrer dans la maison, il était pourchassé par des hommes en T-shirt noir et pantalon olive>>, a-t-il expliqué avant de poursuivre.

<< Au sortir, j’ai vu les leaders accompagnés d’une foule allés vers chez Jean Marie Doré. Le moment de les rejoindre, j’ai appris qu’ils étaient déjà arrivés au stade. C’est après quelques minutes, j’ai entendu des cris forts et des coups de feu venant du stade. Et, j’ai vu des jeunes quittés vers le stade en courant pieds nus. Donc, je suis allé vers eux pour savoir ce qui se passait, ils m’ont dit que ça tire au stade. Donc, j’ai cherché à rejoindre le stade, c’est ainsi je me suis croisé vers l’ambassade du Japon avec les manifestants qui étaient pourchassés par des hommes en T-shirt chelsea. Ils étaient munis des gourdins et autres. Mais je n’ai pas vu d’armes avec eux. C’était de la débandade à  Landréah. J’ai vu des jeunes de peur, se jeter à la mer. Moi, j’ai été sauvé par un jeune coiffeur, qui a dit aux hommes en T-shirt chelsea qui voulaient m’attaquer que j’étais venu me coiffer>>, a fait savoir le journaliste.



Mimi Bangoura, pour lerenifleur224.com