Débrayage du Barreau le lundi : la réponse du berger à la berger d’Ousmane Gaoual Diallo aux hommes en robes

Ce lundi 15 mai 2023, l’ordre national des avocats de Guinée avait dans une déclaration annoncé l’abandon de toutes les audiences en guise de protestation de la manipulation de la justice guinéenne. Le porte-parole du Gouvernement guinéen de la transition qui était l’invité ce samedi 13 mai 2023 l’invité de l’émission ‘’ Les auditeurs face à l’actualité ‘’ sur la radio Horizon FM, Ousmane Gaoual Diallo a réagi face à cette annonce.

Pour lui, ces avocats qui agissent ainsi n’auraient pas dû alors demander au gouvernement à maintes reprises de procéder à la libération des activistes de la société civile

« Il fallait d’abord que le Barreau (Avocats) demande ceux dont ils défendent de ne pas s’adresser au gouvernement afin de libérer leurs clients, de ne pas faire de manifestations pour demander tel ou tel » lance-t-il et d’enfoncer plus loin

« Ce Barreau-là, c’est eux qui défendent les hommes politiques et les organisations de la société civile, pourquoi ils ne demandent pas aux gens-là de ne pas manifester pour demander au gouvernement de libérer les acteurs de la société civile poursuivis ou des hommes politiques poursuivis, c’est cela la réalité (…) il faut qu’on sache ce qu’on veut, tu ne peux pas demander à quelqu’un aide-moi, s’il t’aide tu trouves quelque chose à dire, Il faut faire attention. Les avocats qui parlent aujourd’hui, s’ils étaient des avocats en France, ils n’auraient jamais vu une seule manifestation pour demander la libération. Vous aviez vu des hommes politiques puissants poursuivis en France, vous aviez Sarkozy (ancien Président français ndlr) poursuivi et traîné devant la justice, Jacques Chirac (Ancien Président français ndlr), est-ce que vous aviez vu une seule manifestation pour demander l’abandon des poursuites contre ces acteurs politiques ? Ça ne se fait pas, mais dans notre pays, ça se fait. C’est dans nos habitudes que l’on veut toujours court-circuiter les procédures judiciaires par des interventions sociales, religieuses » regrette le porte-parole du Gouvernement.

Qui souligne par ailleurs que si c’est cette pratique que nous voulons intégrer dans toutes nos considérations.



Rama Fils, pour Lerenifleur224.com