Déclassement de Wanindara, Simanbossia et Kassa : les populations des îles de Loos expriment leur satisfaction
La décision concernant le déclassement de Wanindara, Simanbossia et Kassa suscite un sentiment de satisfaction chez les populations concernées. Sur les îles de Loos, cette nouvelle est accueillie avec enthousiasme par des acteurs locaux, qui y voient l’aboutissement d’une longue attente et un pas important vers la reconnaissance de leurs droits.
L’honorable Aminata Camara n’a pas caché sa joie. S’exprimant au nom des insulaires, elle a salué l’engagement du chef de l’État, Mamadi Doumbouya, estimant que celui-ci a tenu une promesse faite aux populations.
« Au nom des insulaires, c’est quelque chose que nous avions à cœur. Le président, comme il l’avait promis, l’a fait… Le président nous a rendu justice », a-t-elle déclaré.
Pour l’élue, cette décision constitue une réponse à une situation qu’elle jugeait injuste, notamment en raison du statut administratif de la commune urbaine de Kassa et de l’incertitude qui entourait les terres occupées par les familles depuis plusieurs décennies. Dans cette dynamique, Aminata Camara souhaite que les populations puissent exprimer publiquement leur reconnaissance au président de la République, à travers une manifestation pacifique destinée à célébrer cette décision.
« On veut se retrouver pour fêter ça, pour lui dire un grand merci. On n’a pas grand-chose à dire, si ce n’est lui dire merci. On était dans l’injustice », a-t-elle souligné.
Au-delà de cette décision, l’honorable Aminata Camara évoque également la question du lotissement, qui demeure en cours. Elle estime que les engagements pris par les autorités se concrétisent progressivement, tout en se réjouissant de la satisfaction exprimée par les citoyens.
Pour Morgane Williams, originaire des îles de Loos, cette décision revêt une dimension historique. Il estime qu’elle répond à une aspiration portée depuis longtemps par les générations précédentes.
Revenant sur l’histoire administrative de l’archipel, elle rappelle qu’après l’Entente cordiale franco-britannique de 1905, les îles étaient considérées comme faisant partie de l’administration territoriale de Conakry. Il souligne que leur évolution administrative constitue aujourd’hui un motif de fierté pour les populations locales.
« C’est un moment historique. Bien avant notre génération, nos grands-parents et arrière-grands-parents avaient rêvé de ce moment-là. La joie nous dépasse », a-t-il confié.
Morgane Williams insiste également sur les inquiétudes qui animaient les habitants, notamment la crainte de voir leurs réalisations et leurs acquis remis en cause. Selon elle, la décision présidentielle apporte un sentiment de soulagement et renforce l’espoir des insulaires quant à l’avenir de leur territoire.
Par Mimi Bangoura, pour Lerenifleur224.com