Le verdict vient de tomber au Tribunal de première instance (TPI) de Mafanco : Dr. Sékou Condé, Secrétaire permanent du RPG-AEC, a été reconnu coupable de violation d’une mesure d’une autorité administrative. Initialement poursuivi pour « réunion non autorisée », le tribunal a requalifié les faits, fondant sa décision sur les articles 25, 68, 92, 621, 622, 623 et 942 du Code pénal, ainsi que sur les articles 464, 533, 535, 548 et 553 du Code de procédure pénale. En conséquence, il a été condamné à une amende de 50 000 francs guinéens, et la restitution du scellé a été ordonnée à son propriétaire.
Avant l’énoncé du jugement, l’acteur politique a réaffirmé avec force ses convictions.
Juge : Êtes-vous informé que le parti est suspendu ? Dr Condé : Oui, par voie de presse. Juge : Qui est le premier responsable actuel du parti ? Dr Condé : C’est moi seul qui représente le parti en tant que secrétaire permanent. Juge : Le bureau s’est-il concerté ? Dr Condé : Oui. Juge : Cette réunion a été convoquée par qui ? Dr Condé : Par moi, le secrétaire permanent du RPG.
Pour sa part, le ministère public, représenté par Ibrahim Kanfory Camara, reste convaincu que le représentant du parti a délibérément violé la loi à travers cette rencontre. Il a ensuite posé ses questions :
Ministère public : Étiez-vous en réunion ? Dr Condé : Oui, parce que nous ne sommes sous aucune sanction liée à une interdiction. Ministère public : Savez-vous que votre parti était suspendu ? Dr Condé : Oui, par la presse. Aucune notification ni signification ne nous a été faite. Le RPG est suspendu, un autre groupe se lève pour parler au nom du RPG, ils n’ont jamais été inquiétés, jamais rappelés à l’ordre. C’était pour répondre à nos détracteurs. C’est un devoir. Ministère public : Est-ce que ce n’est pas une façon de défier l’État ? Dr Condé : Nous n’avons jamais voulu défier l’État. Quand nous avons entendu parler de la suspension, nous avons tout arrêté. Nous avons envoyé un cadre pour notifier la décision, mais nous n’avons jamais reçu de notification. Ministère public : En tenant cette réunion, respectez-vous la loi, oui ou non ? Dr Condé : Non.
« Je sais que je suis dans un procès politique, mais est-ce qu’on peut combattre quelqu’un pour ses convictions ? Je souhaite que la balance sur votre mur, soit en faveur de tout le monde dans cette salle. Nous sommes tous des passants dans cette vie, notre temps passera. Mais mes convictions politiques resteront. Ce que j’ai dans le cœur restera », a-t-il déclaré avec détermination.
Malgré la condamnation, la réaffirmation des convictions politiques du Dr. Condé avant le jugement suggère une possible contestation future de cette décision, soulignant la dimension politique de cette affaire au-delà de la simple infraction légale.
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