CFJ : Les nouveaux Greffiers reçoivent leurs robes, un pas décisif vers l’exercice de leurs fonctions
L’émotion et la fierté étaient palpables ce mercredi au Centre de Formation Judiciaire (CFJ) de Conakry. Moins d’une centaine de nouveaux greffiers, fraîchement admis à l’issue de deux années de formation rigoureuse, ont reçu solennellement leurs robes, symbole de leur entrée officielle dans le corps des auxiliaires de justice. La cérémonie de remise a été présidée par le Directeur Général du CFJ, Monsieur Alhassane Naby Camara, au nom du Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Yaya Kairaba Kaba.

Dans son allocution, Monsieur Camara a souligné l’importance de cette étape cruciale dans le parcours des jeunes professionnels.

« Nous sommes à la phase finale du cycle de formation de la 6e promotion des élèves greffiers », a-t-il déclaré, rappelant le processus de deux ans qui a conduit à cet aboutissement. Il a insisté sur le caractère indispensable de la robe pour l’exercice de la profession de greffier :
« Un greffier sans robe ne peut pas travailler. C’est un instrument essentiel. » Le Directeur Général n’a pas manqué de remercier chaleureusement le Ministre de la Justice et l’ensemble du gouvernement pour les moyens considérables consentis à l’acquisition de ces tenues de qualité, confectionnées à l’étranger.
Si cent robes avaient été initialement prévues, Alhassane Naby Camara a précisé que 96 greffiers ont finalement bénéficié de cette dotation, quelques-uns n’ayant malheureusement pas été admis à l’examen final. Il a également mentionné la cérémonie similaire qui s’était déroulée la veille pour les 101 auditeurs de justice.
Mata Diop, l’une des nouvelles greffières, a exprimé sa joie immense malgré une pensée pour les camarades non admis.

«C’est une immense joie pour moi d’être greffière titulaire et aujourd’hui malgré qu’on a des amis qui n’ont pas eu, ça nous choque un peu. Le destin est inévitable, donc nous sommes très contents de recevoir ces robes. C’est un outil de travail. C’est un outil de travail, c’est une tenue de travail pour tout greffier ou tout magistrat. (…) Je me sens très prête à exercer le métier et j’en suis très ravie d’exercer ce métier.» a-t-elle affirmé, se disant « très prête » à exercer son métier. Elle a salué la qualité de la formation reçue au CFJ, malgré les difficultés rencontrées.

Ibrahima Sory Diallo, un autre bénéficiaire, a partagé sa « joie immense » et a tenu à remercier la direction du CFJ et le département de la justice pour leur engagement. Il a particulièrement insisté sur la qualité des robes

« C’est une immense joie pour moi. C’est l’occasion d’ailleurs de remercier M. le directeur du centre de formation judiciaire ainsi que le département de la justice pour l’ensemble des œuvres qu’ils ont eu à accomplir. Surtout les robes, comme vous avez vu, la qualité, ça vient de l’extérieur. M. le directeur vient de le rappeler. C’est une immense joie pour tous les élèves greffiers et les auditeurs de justice de recevoir ces robes. C’est un outil de travail pour nous. Ça va nous permettre de travailler dans le confort et évidemment d’être reconnu en tant que greffier à travers cette tenue. Oui, justement, c’est l’objectif même de la robe, parce que si vous portez la robe, il y a déjà une différence. Donc c’est la qualité et en plus de cela, le rôle que tu dois jouer. » Ce nouveau greffier a également rendu un vibrant hommage aux formateurs du centre, soulignant leur rôle essentiel dans la réussite des élèves.


Cette cérémonie de remise de robes marque une étape symbolique forte pour ces jeunes greffiers. Désormais parés de leur tenue officielle, ils s’apprêtent à intégrer pleinement le système judiciaire guinéen, forts de la formation reçue et animés par la volonté de servir la justice avec compétence et dignité.
Par Moise Rama Fils, pour lerenifleur224.com