Actes de violences et de tortures sur des présumés voleurs : le Parquet du TPI de Mafanco met en garde « nul n’a le droit de se rendre justice »
Face à la montée inquiétante des actes de violence infligés aux présumés voleurs par certains citoyens, le Parquet du Tribunal de Première Instance de Mafanco a publié ce mercredi 26 mars 2025 une déclaration ferme condamnant ces pratiques et rappelant le respect de l’État de droit.
Dans son communiqué, le Parquet exprime sa « profonde préoccupation » face à ces exactions et rappelle que « nul n’a le droit de se rendre justice ». Il insiste sur le fait que chaque individu, même suspecté d’un crime ou d’un délit, bénéficie de la présomption d’innocence et a droit à un procès équitable. L’article 116 du Code de procédure pénale stipule que toute personne appréhendée doit être immédiatement conduite à une unité de police ou de gendarmerie. L’usage de la force ne doit être exercé que dans la stricte limite de la maîtrise de la personne concernée et de manière proportionnée. Toute violence, torture ou traitement inhumain est formellement interdit et sévèrement réprimé par la loi. Le Parquet de Mafanco met en garde : les auteurs de ces actes de violence seront poursuivis en vertu des articles 239 et suivants du Code pénal, qui prévoient des sanctions sévères pour coups et blessures volontaires. Une enquête est déjà en cours pour identifier et traduire en justice les responsables des récentes agressions.
Ci-dessous le communiqué du TPI de Mafanco
Le Parquet près le Tribunal de Première Instance de Mafanco tient à exprimer sa profonde préoccupation face à la recrudescence d’actes de violence commis par des citoyens sur des personnes soupçonnées de vol ou d’autres infractions.
Il est impératif de rappeler que nul n’a le droit de se rendre justice. L’État de droit dans lequel nous vivons garantit à chaque personne le droit à un procès équitable et à la présomption d’innocence.
En cas d’appréhension d’un présumé auteur d’infraction, l’article 116 du Code de procédure pénale dispose clairement, que la personne appréhendée doit être immédiatement conduite à l’unité de police ou de gendarmerie la plus proche
L’usage de la force doit être strictement limité à la maîtrise de la personne appréhendée et proportionné à sa résistance.
Tout acte de violence, de torture, de traitement inhumain ou dégradant est formellement interdit et sévèrement puni par la loi.
Le Parquet de Mafanco ne tolérera aucune forme de violence sur des personnes suspectées d’infractions.
Les auteurs de tels actes seront poursuivis conformément aux articles 239 et suivants du Code pénal, qui prévoient des sanctions sévères pour les coups et blessures volontaires.
Il est essentiel de faire confiance à la justice et de laisser les autorités compétentes mener les enquêtes et prononcer les sanctions appropriées.
Le parquet de Mafanco interpelle chaque citoyen à respecter scrupuleusement la loi et à s’abstenir de tout acte de violence
Les valeurs de notre République, fondées sur l’État de droit, exigent que nous abandonnions ces pratiques barbares.
Les unités d’enquête ont reçu l’instruction de procéder à l’arrestation et au déferrement devant le parquet de toute personne ayant commis des actes de violence à l’encontre de présumés auteurs d’infractions.
Une enquête est déjà en cours concernant les cas de violences perpétrés sur les personnes suspectées de vol lors de leur interpellation.
Le parquet de Mafanco réitère son engagement à garantir la sécurité de tous les citoyens et à faire respecter la loi.
Aucune forme de violence, de traitement inhumain ou dégradant ne sera tolérée.
Le parquet de Mafanco compte sur la collaboration de tous pour construire une société juste et respectueuse des droits de chacun.
Fait au parquet, le 25 mars 2025
Le Substitut du Procureur de la République
Salimou DIABY
Lerenifleur224.com