Session de la CEDEAO à Conakry : Pourquoi Ibrahima Sory II Tounkara salue-t-il une “avancée majeure” pour la justice guinéenne ?

La Guinée a accueilli ce mercredi 13 mai 2026 une session historique de la Cour de justice de la CEDEAO, organisée pour la première fois hors de son siège habituel. Cette mission de sensibilisation, couplée à des audiences délocalisées, s’est tenue à Conakry, précisément dans la salle d’audience du tribunal du 28 Septembre. La cérémonie d’ouverture a réuni plusieurs membres du gouvernement guinéen, des magistrats, des professionnels du secteur judiciaire ainsi que de nombreuses personnalités invitées. À travers cette initiative, l’institution communautaire entend renforcer sa proximité avec les populations et promouvoir un meilleur accès à la justice régionale.

Pendant plusieurs jours, la capitale guinéenne sera le cadre des activités de cette juridiction ouest-africaine chargée de veiller au respect du droit communautaire et à la protection des droits fondamentaux au sein des États membres de la CEDEAO.

Prenant la parole lors de la cérémonie, le ministre guinéen de la Justice et des Droits de l’Homme, Ibrahima Sory II Tounkara, a adressé les salutations du président de la République, du gouvernement ainsi que du peuple guinéen aux responsables de la Cour et aux différentes délégations présentes.

Le garde des Sceaux a insisté sur l’importance que les autorités accordent à cet événement, qu’il considère comme une illustration concrète de l’engagement de la Guinée en faveur de l’intégration africaine et du renforcement de la coopération sous-régionale.

« L’intérêt accordé par le président Mamadi Doumbouya à cette rencontre traduit l’attachement de la Guinée aux idéaux d’intégration régionale et à la promotion de l’unité africaine », a déclaré le ministre.

Ibrahima Sory II Tounkara a également salué le choix porté sur la Guinée pour abriter cette session exceptionnelle de la Cour de justice de la CEDEAO. Selon lui, cette démarche témoigne de la volonté de l’institution communautaire de rapprocher davantage la justice des citoyens guinéens.

Le ministre a souligné que ces audiences délocalisées reflètent aussi la détermination commune des États membres à consolider l’État de droit, renforcer la protection des droits humains et harmoniser les systèmes juridiques dans l’espace communautaire.

Évoquant le rôle central de la Cour de justice de la CEDEAO, il a rappelé que cette juridiction contribue à garantir le respect des engagements pris par les États membres tout en offrant aux citoyens un recours en cas de violation de leurs droits fondamentaux.

Le ministre de la Justice a enfin réaffirmé l’engagement des autorités guinéennes à poursuivre les réformes engagées dans le secteur judiciaire afin de renforcer l’efficacité du système de justice conformément aux normes régionales et internationales.

La tenue de ces audiences hors siège à Conakry marque une avancée importante dans les relations entre les institutions communautaires et les populations ouest-africaines. Au-delà de sa portée symbolique, cette initiative vise à promouvoir une justice plus accessible, crédible et proche des citoyens, tout en consolidant les principes de l’État de droit et de la protection des droits humains dans l’espace CEDEAO.

Par Rama Fils, pour lerenifleur224.com