Élections du 31 mai : l’ONASUR-E œuvre à désamorcer les tensions avec le FRONDEG

Alors que le climat politique se tend à l’approche des prochaines élections, l’Observatoire national de supervision des élections (ONASUR-E) a entrepris une médiation avec le Front pour la défense de la démocratie (FRONDEG), dans l’objectif de préserver un processus électoral serein et ouvert à tous. Une réunion stratégique au siège de l’ONASUR-E.

Ce mardi, le président de l’ONASUR-E, accompagné de ses collaborateurs, a accueilli une délégation du FRONDEG mandatée par son dirigeant, Abdoulaye Baldé. Cette rencontre intervient dans un contexte de litiges liés à la validation des candidatures pour les élections législatives et communales prévues le 31 mai 2026. Les discussions ont principalement porté sur l’invalidation de plusieurs candidatures du FRONDEG, aussi bien en Guinée qu’à l’international. Néanmoins, la réintégration de la liste européenne par la Cour suprême est perçue comme un signe d’ouverture face aux préoccupations exprimées par le parti.

Contestant ces décisions, le FRONDEG avait envisagé un retrait du processus électoral. Une telle éventualité pourrait porter atteinte à la crédibilité et au caractère inclusif du scrutin. Dans ce contexte, l’ONASUR-E s’est positionnée en facilitateur du dialogue. L’institution cherche à encourager le maintien du FRONDEG dans la compétition électorale, tout en appelant au respect des décisions des instances compétentes. Elle plaide pour une gestion concertée des différends afin d’assurer des élections transparentes et apaisées. Le président de l’Observatoire a notamment regretté de ne pas avoir été saisi en amont de l’annonce d’un éventuel retrait, tout en appelant à la responsabilité des acteurs politiques.

À l’issue de la rencontre, l’ONASUR-E a réaffirmé son engagement en faveur du dialogue et du respect des principes démocratiques. Se définissant comme un « lanceur d’alerte institutionnel », l’Observatoire souligne que sa légitimité repose sur la confiance publique plutôt que sur un pouvoir décisionnel.

Au-delà de la simple observation du processus électoral, l’institution indique jouer un rôle actif dans la consolidation d’un climat de confiance et de paix. Elle collecte les perceptions citoyennes, vérifie la conformité des opérations électorales et formule des recommandations pour améliorer l’environnement du scrutin.

Un appel au calme, à la non-violence et à l’engagement de tous les acteurs a également été lancé, avec pour objectif de privilégier l’intérêt national et de garantir une participation inclusive.

Si aucune conclusion définitive n’a été annoncée à l’issue de cette médiation, l’initiative est perçue comme un pas important vers l’apaisement. Les prochains jours seront décisifs pour déterminer la position finale du FRONDEG.

Dans un contexte politique sensible, cette démarche pourrait contribuer à éviter une crise électorale et à renforcer les bases démocratiques du pays.

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