Message du Président du FRONDEG à l’occasion de la fête du travail 1er mai 2026

En ce jour mondial dédié à la dignité du travail, je m’adresse avec une profonde fraternité à l’ensemble des travailleuses et travailleurs de Guinée, à ceux qui ont la chance d’exercer un emploi, comme à ceux qui, chaque matin, se lèvent avec l’espoir tenace d’en trouver un.

Le 1er Mai n’est pas une simple date sur un calendrier, c’est le rappel solennel que la sueur de l’homme et de la femme ordinaires est le véritable socle sur lequel repose toute nation digne de ce nom. En Guinée, ce socle est solide, car notre peuple est courageux, résilient et profondément attaché à la dignité que confère le travail honnête. C’est à vous, bâtisseurs silencieux de ce pays, que va toute notre considération en ce jour spécial.

Mais nous ne saurions célébrer cette journée sans regarder la réalité en face. Le travail, en Guinée, est aujourd’hui menacé, pas par le manque de ressources, car notre terre est parmi les plus richement dotées du monde, mais par un système qui peine à transformer cette richesse en opportunités concrètes pour sa jeunesse et ses citoyens. Le chômage ronge nos familles, la précarité s’est installée comme une fatalité, et trop de diplômés se retrouvent à errer dans des rues qui ne leur offrent ni perspectives ni dignité. Pendant ce temps, les débats institutionnels absorbent toute l’énergie nationale, tandis que la question du pain quotidien des Guinéens reste tragiquement reléguée au second plan. Nous le disons ici haut et fort: un peuple qui ne travaille pas dans la justice et l’équité est un peuple qu’on prépare à la colère.C’est précisément pourquoi le combat politique que nous menons n’est pas séparable du combat pour le travail et pour la vie. En ce 1er Mai, notre parti renouvelle son engagement solennel envers chaque Guinéen qui peine, qui cherche, qui espère.

À vous, travailleur de l’aube, commerçant du marché, enseignant oublié, infirmier sans salaire, jeune diplômé sans emploi, femme qui nourrit sa famille à la force du poignet, sachez que vous n’êtes pas seuls. Votre combat est le nôtre. Bonne fête du Travail à toutes et à tous. Que Dieu protège la Guinée et son vaillant peuple.

𝐀𝐛𝐝𝐨𝐮𝐥𝐚𝐲𝐞 𝐘𝐞𝐫𝐨 𝐁𝐀𝐋𝐃É 𝐏𝐑É𝐒𝐈𝐃𝐄𝐍𝐓 𝐃𝐔 𝐅𝐑𝐎𝐍𝐃𝐄𝐆