Rencontre entre le CNOSCG et l’association des griots de Guinée : une synergie pour renforcer l’unité nationale.
Le Conseil National des Organisations de la Société Civile Guinéenne (CNOSCG) a reçu, ce mercredi 1er octobre 2025, à son siège à Dixinn, l’association des griots de Guinée « Djely Tomba ». Cette rencontre s’inscrit dans une démarche de renforcement des liens historiques et culturels entre les deux entités, toutes deux engagées dans la préservation des valeurs sociales et culturelles du pays. Dans une interview accordée à la presse, le président du CNOSCG, Ange Gabriel Haba, a traduit l’importance accordée aux griots dans le tissu social guinéen.
Il appelle à un engagement commun pour préserver la noblesse de cette institution traditionnelle.

« Notre objectif est de renforcer la collaboration pour amener les griots de Guinée, les Djely de Guinée, à renforcer leur place dans notre société. Les Djely en Guinée, ce sont les témoins de la mémoire collective, c’est les dépositaires de l’histoire, c’est eux qui transmettent l’histoire à la génération. Ils ont un rôle capital de paix, de cohésion sociale, des guides même des chefs dans notre société. Nous sommes engagés à les accompagner dans ce sens. Et eux-mêmes, ils ont recommandé à ceux qui les aident pour que les griots aujourd’hui qui se livrent à des injustices, à des injures, à des attaques à travers les réseaux sociaux, à travers les musiques, à des mots déplacés, que ça ne soit pas le cas, ça dévalorise leur domaine. Et nous sommes engagés devant eux à travailler dans ce sens, dans la sensibilisation, dans le rappel des autres Djely à ce que leur rôle soit renforcé. »
Du côté de l’association Djely Tomba, la réponse à cet appel à l’unité ne s’est pas fait attendre. El Hadji Siriman Kouyaté, magistrat à la retraite et gardien conservateur du Sosso Bala, a réaffirmé l’engagement de son organisation à œuvrer aux côtés de la société civile pour l’intérêt supérieur du pays.
« c’est vraiment avec un grand plaisir que nous sommes venus et nous sommes contents vraiment de nous retrouver dans la société civile. Nous nous sommes donc mis à la disposition entière de la société civile qui peut nous appeler de jour et de nuit. Nous avons laissé nos contacts pour qu’en cas de besoin, nous puissions travailler ensemble pour le bonheur de ce pays. Parce que la société civile, comme on le dit, elle est apolitique. Mais nous, on cherche quoi ? Le bonheur de ce pays, le bonheur de ses membres, n’est-ce pas ? La société civile est là pour que l’unité nationale soit renforcée, pour que les Guénéens puissent se parler, pour que les Guinéens puissent éviter, n’est-ce pas, de se représenter par le nom de famille. Tous les Guénéens sont un, donc nous devons être ensemble. »
À travers cette initiative, le CNOSCG confirme son rôle fédérateur dans la promotion du dialogue social et culturel.
Mimi Bangoura, pour lerenifleur224.com