Mamou : Le président de la HAC à l’écoute des journalistes pour un avenir meilleur de la presse guinéenne
En mission dans la région de Mamou, le président de la Haute Autorité de la Communication (HAC), Boubacar Yacine Diallo, a rencontré ce mercredi 23 juillet 2025 les hommes de médias de la commune urbaine. Cette visite s’inscrit dans le cadre du suivi des recommandations du forum national sur l’avenir de la presse en Guinée.
Plusieurs points cruciaux figuraient à l’ordre du jour, notamment l’explication des recommandations issues du forum, la présentation du projet de convention collective des journalistes, et la sensibilisation sur les nouvelles exigences professionnelles dans le secteur des médias. La rencontre, présidée par le gouverneur de la région, a réuni directeurs généraux de médias, journalistes titulaires et stagiaires, ainsi que les membres du bureau régional du Syndicat des Professionnels de la Presse de Guinée (SPPG). Elle a permis aux journalistes de faire part de leurs préoccupations, dans une ambiance d’échanges directs et constructifs.
S’exprimant devant ses confrères, Boubacar Yacine Diallo a souligné l’importance de cette mission d’explication
« J’étais heureux de me retrouver face à de bons journalistes qui ont posé de vraies problématiques et formulé des propositions pertinentes. L’objectif de cette mission est d’expliquer les recommandations issues du forum organisé récemment par la HAC. Nous avons parlé de la convention collective, un projet qui garantit des droits et avantages aux journalistes, mais qui fixe aussi des devoirs. »
Il a également évoqué la mise en place d’un tribunal des pairs pour réguler la profession de l’intérieur
« Désormais, en cas de dérives ou fautes professionnelles, ce sont les journalistes eux-mêmes qui jugeront leurs collègues, à travers un organe d’auto-régulation. Nous espérons ainsi assainir un secteur parfois infiltré par des personnes animées uniquement par la recherche du gain facile. »
Un autre point d’insistance portait sur la carte de presse, désormais indispensable pour accéder aux sources d’information officielles. Il a aussi mis en garde contre l’usage incontrôlé des Web TV
« Nous avons rappelé que les animateurs de Web TV ne sont pas protégés par la loi sur la liberté de la presse. En cas d’infractions, ils relèveront plutôt de la loi sur la cybercriminalité. »
Cette rencontre entre la HAC et les professionnels des médias de Mamou marque un pas important vers une presse plus responsable, professionnelle et mieux encadrée. Elle témoigne de la volonté de l’institution de rapprocher les journalistes des réalités réglementaires, tout en renforçant les bases d’une liberté de la presse respectueuse des normes éthiques et juridiques.
Depuis Mamou, Alpha KEITA pour lerenifleur224.com