Ce mercredi 23 juillet 2025, la Fondation Sia Tolno a organisé une conférence de presse à Conakry pour présenter les grandes lignes du projet Rose Espoir – Unis contre le cancer, une initiative destinée à soutenir les femmes victimes de cette maladie redoutable. L’événement a réuni des artistes, des responsables de santé et des représentants institutionnels, autour d’un engagement commun : sensibiliser, informer et accompagner les femmes, notamment celles vivant en milieu rural.
Prenant la parole, l’artiste Sia Tolno, porteuse du projet, a expliqué les motivations qui ont guidé sa démarche. Elle a insisté sur la nécessité de briser le silence autour du cancer chez les femmes, en particulier le cancer du sein et celui du col de l’utérus.

« J’ai longuement réfléchi à cette cause dont nous, les femmes, sommes souvent victimes, peu importe notre âge. Pour moi, il est naturel de se battre pour une cause aussi noble et aussi sensible. Aujourd’hui, les artistes, les gens du ghetto, ont décidé d’agir. Et cette initiative est soutenue par des structures compétentes, comme le ministère de la Culture ou celui de la Santé. L’objectif est d’aider celles qui ne sont pas visibles : les femmes des villages, des marchés, les vendeuses de poisson… Celles qui ignorent qu’elles doivent se faire dépister, non par négligence, mais par manque d’information. »
À sa suite, Millimono Nicolas, commissaire général du projet, a détaillé les activités prévues dans le cadre de cette campagne de sensibilisation.

« Le projet Rose Espoir – Unis contre le cancer vise à attirer l’attention sur le cancer féminin, notamment du sein et du col de l’utérus. Il s’agit d’une problématique délicate qui nécessite l’implication de spécialistes. Le projet est porté par des artistes, mais encadré par des professionnels. Le lancement officiel est prévu pour le 13 octobre à Conakry et s’étendra jusqu’au 31 octobre, avec une série d’activités de sensibilisation que nous sommes en train de structurer. »
À travers Rose Espoir, les artistes guinéens, en collaboration avec les autorités sanitaires, montrent que la culture peut être un puissant levier d’action sociale. Ce projet, qui allie musique, engagement et solidarité, entend briser les tabous, informer les populations et offrir une voix aux femmes souvent oubliées par le système de santé. Une démarche salutaire qui mérite d’être soutenue à tous les niveaux.
Par Ousmane Baldé, pour lerenifleur224.com