Validation des outils de collecte des données judiciaires et pénitentiaires : Une avancée pour un système de justice plus transparent en Guinée
Le Bureau de Stratégie et de Développement du Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme a organisé, ce mardi 4 février 2025, un atelier de validation des outils de collecte des données statistiques judiciaires et pénitentiaires en Guinée. Cet atelier marque une étape clé dans le cadre du Projet d’Harmonisation et d’Amélioration des Statistiques en Afrique de l’Ouest et du Centre (PHASAOC), volet Guinée, soutenu par la Banque mondiale et piloté par le Ministère du Plan et de la Coopération Internationale.

L’objectif de cette initiative est de produire des statistiques actualisées du Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme pour la période 2019-2023. Ces données permettront d’offrir une vue d’ensemble plus précise du fonctionnement du système judiciaire et pénitentiaire du pays. Pour ce faire, plusieurs équipes de collecte seront formées, composées de superviseurs, d’enquêteurs et de coordinateurs, soit un total de 18 personnes impliquées dans la collecte des informations sur le terrain.
La cérémonie d’ouverture a été présidée par Me Billy 1 Keita, Chef de Cabinet du Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, qui a souligné l’importance de ce projet pour l’amélioration du système judiciaire et de la gouvernance. Il a rappelé que la collecte de données fiables et pertinentes est indispensable pour une meilleure gestion des ressources et pour une prise de décision éclairée. Le Chef de Cabinet a également exprimé l’engagement du gouvernement, dirigé par le Président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, de moderniser le système judiciaire du pays afin d’assurer une justice plus équitable et plus transparente.

« Ces outils, qui seront examinés au cours de cet atelier, visent à garantir une information fiable, accessible et exploitable par l’ensemble des acteurs concernés, notamment les magistrats, les greffiers, les agents pénitentiaires, les décideurs publics et les partenaires techniques et financiers. La tenue de cet atelier témoigne une réelle volonté du Chef de l’Etat le Général d’armées Mamadi DOUMBOUYA, de doter notre nation d’un cadre de suivi et d’évaluation performant du fonctionnement du système judiciaire et pénitentiaire. Cette vision du Chef de l’Etat permettra non seulement d’assurer une meilleure gouvernance de l’appareil judiciaire, mais aussi de répondre aux attentes des citoyens en matière de justice équitable et efficace. Aujourd’hui, Monsieur le Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des droits de l’homme a la ferme conviction de s’aligner à cette vision du Chef de l’Etat qui est de doter l’administration judiciaire et pénitentiaire d’un système fiable et performant de collecte et d’analyse des données. » a-t-il déclaré
Dans son intervention, Mohamed Lamine Samaké, Directeur Général du Bureau de Stratégie et de Développement, a expliqué que ce projet est une initiative conjointe avec le Ministère du Plan et la Banque mondiale. Il a insisté sur la nécessité de disposer d’outils statistiques solides pour mesurer la performance du système judiciaire et pénitentiaire, afin de permettre une gouvernance plus efficace et d’atteindre les objectifs ambitieux du Président de la République de faire de la justice un vecteur de progrès pour le pays.

« Cette initiative est venue du projet PHASAOC. Vous savez, on est en collaboration avec le ministère du Plan qui a contacté la Banque mondiale, qui nous a financés à travers le projet PHASAOC. Le projet PHASAOC, ça veut dire le projet d’harmonisation et d’amélioration des statistiques en Afrique de l’Ouest et du Centre. Donc, aujourd’hui, nous travaillons de façon harmonisée et de façon à améliorer les statistiques au niveau de la sous-région. Donc, c’est dans ce cadre qu’on a travaillé avec ce projet. On a élaboré des outils de collecte dans le cadre de la collecte des données, des statistiques judiciaires et pénitentiaires. Et ceci va apporter une forte amélioration dans le cadre de la performance du système judiciaire et du système pénitentiaire. Nous nous sommes dit qu’on ne peut pas avoir des outils de prise de décision si on n’a pas de données, si on n’a pas des indicateurs. C’est pourquoi aujourd’hui, on a eu la vision de matérialiser la vision du président de la République. De faire de la justice la boussole. Mais si on n’a pas des indicateurs de mesure de performance des différentes juridictions et des différentes activités, on ne peut pas mettre en livre cette vision. Alors, nous sommes dits qu’il faut élaborer ces outils de collecte pour accompagner les autorités à mesurer la performance du système judiciaire et pénitentiaire. » a soutenu ce cadre du département de la justice.

L’atelier de validation des outils de collecte des données judiciaires et pénitentiaires représente une avancée significative pour la modernisation de la justice en Guinée. En dotant le pays d’un cadre solide et fiable pour la collecte et l’analyse des données, ce projet contribuera à une meilleure gestion du système judiciaire et à une amélioration de la transparence, condition essentielle pour renforcer la confiance des citoyens dans l’appareil judiciaire. Si cet engagement est suivi d’actions concrètes, il pourrait marquer un tournant majeur dans la quête d’une justice plus efficace et plus accessible pour tous.
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