Mory Kaba plaide pour un pardon national : « Assumons nos responsabilités et tournons la page de l’histoire »
Lors d’une conférence de presse tenue ce samedi 28 décembre à Conakry, le président du parti L’avenir d’une Guinée Nouvelle (AGN), Mory Kaba, a pris la parole pour aborder les violences et injustices qui ont marqué l’histoire politique de la Guinée.
Revenant sur les régimes successifs de Sékou Touré, Lansana Conté, Moussa Dadis Camara et Alpha Condé, il a dénoncé ce qu’il qualifie de manipulation de l’information, appelant à la reconnaissance des responsabilités et à un pardon national.
« 2008-2009, c’est une séquence ; 2011-2021, c’en est une autre. Il faut exorciser les faits, situer les responsabilités et identifier les victimes de tous les régimes, car il y en a eu sous la première république, sous le régime de 1984 à 2008, puis de 2008 à 2010 et jusqu’à nos jours. Demandons un pardon national aux ayants droit, tournons la page de l’histoire et bâtissons une Guinée nouvelle, où les fils et filles du pays vivront en paix et en harmonie dans une réconciliation parfaite et définitive », a déclaré Mory Kaba.
Le président de l’AGN a également exprimé son indignation face aux accusations de régionalisme portées contre le pouvoir actuel dirigé par le général Mamadi Doumbouya.
« Il est regrettable que certains continuent de qualifier le CNRD de pouvoir communautaire, se limitant à Faranah et Kankan. Pourtant, aujourd’hui, ce sont des Guinéens issus de toutes les communautés qui composent ce gouvernement et les structures de l’État. Acceptons-nous, arrêtons la manipulation ethnique et passons à une compétition saine, basée sur les projets de société », a-t-il insisté.
Mory Kaba a conclu en appelant à la responsabilité collective
« Quittons le machiavélisme pour entrer dans le pragmatisme. Laissons les Guinéens choisir, en toute liberté et sérénité, ceux qui les gouverneront demain. »
À travers ses propos, Mory Kaba invite les Guinéens à dépasser les divisions et les rancunes du passé pour se tourner vers un avenir commun, basé sur l’unité et le pragmatisme. Dans un contexte où les tensions ethniques et politiques fragilisent la cohésion nationale, son message est un rappel à l’urgence de construire une Guinée réconciliée, juste et équitable pour tous.
Par Ousmane Baldé, pour lerenifleur224.com