La crise du carburant à Labé atteint un seuil critique. Dans la soirée du samedi 28 décembre 2024, l’obtention de carburant dans la ville est devenue un véritable parcours du combattant.
Le litre d’essence se négocie au marché noir entre 30 000 et 40 000 francs guinéens, selon les constatations des citoyens.
« C’est tellement déplorable, nous souffrons tous dans ce pays. La semaine dernière, la SONAP nous assurait qu’il n’y avait pas de crise, mais aujourd’hui, nous vivons une situation qui ne dit pas son nom. À 18 heures, j’ai acheté un demi-litre à 15 000 francs guinéens, et à 19 heures, on me dit que le litre coûte 30 000. Où allons-nous dans ce pays ? Vivement la fin de la transition », dénonce avec frustration Ousmane Bah, un usager.
Cette crise affecte gravement les activités des usagers de la route, paralysant la circulation en cette période festive. Les citoyens, déjà éprouvés par des conditions de vie difficiles, se retrouvent face à une hausse insupportable des prix du carburant, un élément essentiel de leur quotidien.
Du côté de la SONAP (Société nationale des pétroles), c’est le silence total. Aucun responsable n’a pris la parole pour rassurer les citoyens ou proposer une solution à court terme. Cette absence de communication amplifie l’inquiétude et la colère des habitants de Labé.
Cette crise du carburant à Labé souligne l’urgence d’une intervention des autorités compétentes pour stabiliser la situation et répondre aux attentes des citoyens. En attendant une solution durable, les habitants continuent de faire preuve de résilience, mais leur patience semble atteindre ses limites. La question reste posée : combien de temps encore devront-ils supporter cette épreuve ?
Par Thierno Chérif Souaré, pour lerenifleur224.com