Le limogeage de deux membres du gouvernement continue de susciter des réactions au sein de l’opinion publique guinéenne. Cette décision du chef de l’État relance notamment le débat sur la gestion du bien public, la lutte contre la corruption et le détournement de deniers publics. Interrogé ce lundi 24 août 2026, l’honorable Ousmane Dady Camara a salué la mesure prise par le président de la République.
Pour lui, cette décision traduit la volonté du chef de l’État de faire respecter ses engagements en matière de gouvernance et de lutte contre les pratiques portant atteinte aux ressources publiques.
« Écoutez, depuis un bon bout de temps, le président de la République a fait ses preuves et continue à le faire. Il a dit que sa main ne tremblera pas et que la justice sera la boussole non seulement de la transition, mais de tout le temps qu’il va faire à la tête du pays », a-t-il déclaré.
Selon le parlementaire, le limogeage de deux collaborateurs proches du président constitue un signal fort en faveur de la protection des biens de l’État.
« Il a démontré en limogeant deux de ses collaborateurs proches, comme quoi personne ne sera mis de côté, en tout cas, si quelqu’un s’aventure à toucher au bien de l’État », a-t-il ajouté.
Ousmane Dady Camara estime que cette démarche témoigne également, selon lui, de l’attachement du chef de l’État au développement du pays et au respect de ses engagements.
Au-delà des sanctions administratives, le député estime que le renforcement du contrôle parlementaire peut contribuer à améliorer la gouvernance et à prévenir les éventuelles irrégularités dans la gestion des ressources publiques. Il souligne notamment l’importance du rôle de l’Assemblée dans l’examen des contrats et conventions soumis à son appréciation.
« La mouvance est le groupe majoritaire, ça ne veut pas dire que la mouvance sera d’accord automatiquement sur tout ce qu’on va envoyer à l’Assemblée. Non, nous allons étudier les dossiers, dossier par dossier, pour savoir réellement, point par point, qu’est-ce qui n’est pas bon dans le contrat ou dans cette convention », a expliqué l’élu.
Pour lui, l’examen minutieux des contrats par les différentes commissions parlementaires permettrait de renforcer la transparence et de limiter les risques de surfacturation ou de failles susceptibles de porter préjudice à l’État.
« Ça permet que ça soit décortiqué pour que ce soit une décision commune et qui peut non seulement protéger les administrateurs, qui peut protéger l’exécutif, mais aussi protéger le peuple de Guinée », a-t-il poursuivi.
Dans son intervention, Ousmane Dady Camara estime que le pays est engagé dans une nouvelle dynamique de gouvernance. Il appelle ainsi les différentes composantes de l’État à assumer pleinement leurs responsabilités dans la lutte contre la corruption.
Le parlementaire insiste particulièrement sur la nécessité d’un travail collectif entre les groupes parlementaires et les différentes commissions afin que les contrats et conventions examinés soient conformes à l’intérêt général.
« Tout ce que nous pouvons dire, c’est que tout le monde doit comprendre que la Guinée d’hier est différente de la Guinée d’aujourd’hui et de demain. Nous sommes dans une refondation qui touche tous les secteurs », a-t-il affirmé.
Pour l’honorable Ousmane Dady Camara, le contrôle parlementaire ne doit donc pas être perçu comme une opposition systématique à l’action de l’exécutif, mais comme un mécanisme destiné à sécuriser les décisions publiques et à protéger à la fois l’État, ses partenaires et les citoyens.
Cette prise de position intervient alors que le limogeage de deux membres du gouvernement continue d’alimenter les discussions sur la gouvernance publique.
Par Mimi Bangoura, pour Lerenifleur224.com