Mort de jeunes guinéens aux larges du Sénégal : les familles des victimes plaident l’Etat pour le rapatriement des corps.

Selon les informations, c’est une querelle qui se serait mal tournée entre les passagers dans la pirogue entraînant des violences jusqu’à ce que mort d’homme s’en est suivie. Pour plus d’informations, notre rédaction s’est rendue dans la famille des victimes à Bonfi, commune de Matam. Selon les décomptes, au moins 20 jeunes identifiés viennent tous de ce quartier de Conakry.

Ousmane Yansané, grand frère de la victime Aboubacar Sidiki Touré qui, malheureusement a perdu la vie dans cette tragédie, explique les conditions dans lesquelles, il a appris la nouvelle du décès de son frère.

« C’est le jeudi passé à 22 heures, que nous avons entendu les cris d’une voisine, nous annonçant qu’il y a eu un naufrage au Sénégal, et que son fils était dans l’équipe. On s’est réuni pour aller autour d’elle et c’est là où j’ai appris que mon petit frère était également dans cette équipe. Au début, c’était de l’incertitude. Mais à 22h30, la victime elle-même a parlé avec sa maman. Il s’avère que lui est en vie mais dans un état critique. Il inscrivait plus loin sur certains noms qu’il a vu dans la barque, notamment un certain Mory et mon jeune frère mais qui n’étaient plus en vie. On s’est donc mis à regrouper des informations la même nuit du jeudi. Vendredi les démarches se sont poursuivies et c’est samedi qu’on a eu des nouvelles sûres nous informant que tous ceux qui étaient là-bas, près d’une trentaine, il n’y a eu 5 survivants qui se trouveraient dans l’un des centres hospitaliers de la Casamance. C’est avec elle qu’on a appris la nouvelle », a-t-il expliqué.

Mariama Dalanda Bah, mère d’une victime du nom de Alhassane qui a survécu au drame, est revenue sur les explications de son fils qui se trouve actuellement au Sénégal.

 « Après avoir repris conscience et une fois de retour au Sénégal, mon fils m’a dit qu’il y a eu véritablement un massacre en haute mer. Je précise qu’il a été sauvé par son frère, le fils de ma jeune sœur. Il m’a dit qu’ils ont été attaqués par coup de machette par d’autres jeunes. Il m’a dit que tous ses amis ont été agressés et tués. Nos deux enfants ont été sauvés par un vieil homme qui les a vu de loin, en train de se débattre afin d’arriver au bord de la mer, parce qu’ils étaient loin de la pirogue à bord de laquelle ils étaient. C’est cet homme qui les a hébergés, les a nourris et les a aidés à rallier la ville, en évitant la police, sinon ceux-ci pourraient croire qu’ils étaient des bandits de grand chemin. C’est ainsi que ma sœur qui réside au Sénégal m’a appelé pour me dire que nos enfants sont arrivés chez elle, mais étant blessés », a-t-elle confié.

Très touché par cette triste nouvelle, les familles des victimes sollicitent l’appui de l’État guinéen pour le rapatriement des corps et des blessés. Mais aussi diligenter les enquêtes afin que les coupables soient punis.

 

Mimi Bangoura, pour lerenifleur224.com