Tueries lors des manifestations : Dr Fodé Oussou Fofana, veut que les auteurs soient traduits devant les juridictions

Depuis des années maintenant, des Guinéens sont victimes de tueries dans les différentes manifestations. Une situation qui inquiète certains acteurs politiques. Récemment, un jeune a été tué au quartier Taouyah, alors que les gens manifestaient pour réclamer le retour de l’électricité dans leurs domiciles. 

Aucours de l’assemblée générale hebdomadaire de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée ténue ce samedi 27 avril 2024 au siège du parti à la minière, le vice président du parti, Dr Fodé Oussou Fofana apporte son soutien au premier ministre qui est dans l’optique de combattre l’impunité. Le vice président de L’UFDG affirme qu’il est entièrement d’accord avec Amadou Oury Bah dans sa démarche d’éradiquer ce fléau.

« Au directeur de la Police, vous n’avez pas le droit, on va faire des enquêtes, il faut identifier et contrôler vos équipes. Mais ça, je suis entièrement d’accord avec le Premier ministre. Pourquoi ? Parce qu’on n’a pas le droit dans des manifestations, d’autoriser des gens à aller avec des armes. Le Guinéen n’a pas le droit de mourir dans les manifestations », affirme-t-il avant de renchérir.

<< Quand vous avez envie d’encadrer la manifestation, vous partez avec des armes conventionnelles. Dans tous les pays du monde, il y a des manifestations. Est-ce que vous avez vu dans les pays du monde où tu as le droit de prendre une arme à feu et d’aller dans une manifestation. S’il y a des morts après, c’est pour dire, on ne sait pas. Ceux qui doivent venir pour maintenir l’ordre dans les manifestations doivent être contrôlés, on doit pouvoir les interpeller, on doit les connaître et savoir qui est qui?>>, dira-t-il.

Abordant le cas du décès lors de la récente manifestation anti délestage à Taouyah, Dr Oussou Fofana soutient que la mère de l’enfant assassiné a le plein droit de savoir qui a tué son fils.

 

« J’ai vu la femme de Taouyah, une douanière dont l’enfant a été tué. J’ai vu sa tête, le contenu de son crâne s’est vidé. C’est insoutenable. Cette femme qui a perdu son enfant de 14 ans a le droit de savoir qui a tué son fils. Quand vous avez envie de venir dans les manifestations, laissez vos armes, laissez les balles là-bas et prenez les armes conventionnelles. Vous avez le droit de jeter l’eau chaude, des matraques et vous avez le droit de jeter les gaz lacrymogènes, mais, vous n’avez pas le droit de tuer comme si vous étiez en guerre. Il faut que ça s’arrête, la Guinée n’est pas le seul pays au monde. Ceux qui sont responsables, il faut qu’on les identifie, il faut les sanctionner et il faut que le ministère de la sécurité informe le directeur général de la police que nous sommes des Guinéens et que, quand il y a une manifestation, on n’a pas le droit de prendre des armes contre les citoyens guinéens » a conclu ce militant de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée.

 

 

Ousmane Baldé, pour lerenifleur224.com