Hausse des prix des denrées de première nécessite : M’Bani Sidibé dénonce des irrégularités


Après la fixation en hausse des prix des denrées de première nécessité à Conakry et à l’intérieur du pays par le gouvernement guinéen, le président de l’Union pour la Défense des Consommateurs de Guinée n’a pas tardé à se faire entendre. Dans une interview accordée à notre rédaction ce mercredi 31 janvier 2024, M’Bani Sidibé s’est opposé à cette décision avant de dénoncer certaines irrégularités.

À quelques mois du début du mois saint du ramadan dans le pays, les prix des denrées de première nécessité grimpent à grande vitesse. Ce, à la suite d’un protocole d’accord signé entre la direction nationale du commerce intérieur et de la concurrence, et la direction nationale de la douane et la chambre de commerce. Une décision à laquelle le président de l’Union pour la Défense des Consommateurs de Guinée s’oppose farouchement. M’Bany Sidibé évoque les raisons.

« Nous rejetons vraiment le contenu de ce protocole d’accord. Nous avons été conviés à une réunion le lundi par madame la ministre du commerce mais très malheureusement, il y a eu la rétention de l’information. Leur communication était beaucoup plus axée sur le cas du riz. Ils nous ont fait comprendre que c’est à partir de l’Inde qu’il y a eu une augmentation de 20%. Et au delà de cela, ils ont refusé de nous montrer le contenu de ce protocole d’accord. C’est très grave », à fustigé M’Bani Sidibé.

L’autre préoccupation soulignée par le président de l’Union pour la Défense des Consommateurs de Guinée, est la différence constatée entre les prix du grand Conakry et ceux de l’intérieur. Une situation anormale face à laquelle M’Bani Sidibé interpelle les autorités.

« Nous avons constaté que jusqu’à présent, les prix de l’intérieur sont différents des prix de Conakry et c’est très grave. On pense aujourd’hui que nous sommes dans un État et il faut des prix équitables. Très malheureusement, le calcul qui a été fait n’est pas en faveur du consommateur. La loi a dit que le consommateur doit bénéficier du montant TTC et de façon uniforme. C’est pourquoi nous interpellons le premier ministre et surtout le président de la transition, de tout mettre en œuvre pour revoir cette situation, parce qu’elle va entraîner la vie chère et cela n’est pas sans conséquences sur la vie de nous les consommateurs », a-t-il fait savoir.

Au regard de ces nombreuses irrégularités, le président de l’Union pour la Défense des Consommateurs de Guinée, entend prendre des mesures idoines.

« Dans un premier temps, nous allons commencer des discussions avec madame la ministre du commerce et nous allons les approfondir. Si ces discussions ne donnent pas de résultats, nous allons d’abord multiplier les dénonciations par les voix de presse et d’autres moyens. Et si rien n’est fait, nous allons demander aux consommateurs de se battre contre la vie chère. Les autres pays l’ont fait, l’ont réussi et la Guinée ne va pas rester en marge. Aujourd’hui dans tous les secteurs, le consommateur guinéen est entrain de souffrir au vu et au su du gouvernement. C’est pas normal », déplore le président de l’Union pour la Défense des Consommateurs de Guinée.

À en croire M’Bani Sidibé, la mobilisation et la détermination des consommateurs sont nécessaires afin de faire face aux énormes difficultés qu’ils traversent, à savoir la cherté des prix. la restriction de linternet, entre autres.



Nagnouma Sanoh, pour lerenifleur224.com