Culture/ Propriété littéraire et artistique : Magistrats et auxiliaires de justice outillés à Conakry.

Dans le but du renforcement de la capacité des hommes de droit sur les conflits du droit d’auteur, le Ministère de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat à travers le Bureau Guinéen des Droits d’Auteur (BGDA) en collaboration avec le Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme a organisé ce jeudi 6 au vendredi 7 juillet 2023 l’atelier de formation en propriété littéraire et artistique des magistrats et auxiliaire de justice. L’objectif de cet atelier est d’équiper ces hommes de droits sur la protection des œuvres littéraires et artistiques.

Ils sont 47 participants venus des différentes régions du pays pour assister à cet atelier de formation qui se déroulera pendant deux jours à Conakry. Cette cérémonie d’ouverture a été rehaussée par la présence des ministres de deux départements à savoir Alpha Soumah et Alphonse Charles Wright

Alphonse Charles Wright, ministre de la justice et des Droits de l’Homme

Prenant part à cette cérémonie de lancement, le ministre de la justice et des droits de l’homme Alphonse Charles Wright a fait savoir que toute personne a le droit à la protection de ses œuvres mais aussi d’entrer profit. Il a cependant profité pour lancer un appel aux hommes de droits mais aussi aux artistes et littéraires.

« On tenait à être-là à vos côtés pour dire aux magistrats et aux auxiliaires de justice notamment les avocats qui ont été invités à cette rencontre de renforcement de capacité de pouvoir avoir un regard sur la législation en matière de protection des droits. Il faut que les artistes guinéens soient protégés, il faut qu’on les encourage. Ça passe forcément par l’encadrement juridique et judiciaire de ce qu’ils font. Mais faudrait-il qu’eux aussi comprennent les mécanismes par lesquels ils doivent passer pour que leurs œuvres là soient protégées » a-t-il fait savoir.

Le ministre de la culture du tourisme et de l’artisanat à son tour est revenu sur le protocole d’accord qu’à signé son département avec la douane sur l’importation des matériels qui consiste à véhiculer la musique mais aussi à confectionner les œuvres littéraires. Alpha Soumah a aussi parlé de l’assistance de ces hommes de droits en cas de conflit.

« Nous avons besoin d’eux (avocat et magistrat) en cas de conflit entre les producteurs et les éditeurs ou les créateurs, nous avons besoin de leur assistance mais comment ils peuvent s’approprier ces textes si nous ne prenons pas la décision d’aller vers eux et de vulgariser ces textes. Donc pour nous la présence ici donne de l’art à une campagne de vulgarisation des textes du BGDA concernant la copie privée. Dans la plupart des pays, quel que soit leur stade de développement on ne peut pas exercer son art, on ne peut pas être artiste s’il y a pas de droit qui protège. » A-t-il soutenu.

A rappeler que le droit d’auteur permet aux artistes et écrivains de vivre de leur art. 

Mimi Bangoura, pour lerenifleur224.com