Agressions des journalistes : ‘’On est déjà à onze (11) cas, l’année n’est même pas allée loin’’ S’inquiète le SPPG

Ce mercredi 17 Mai 2023, encore deux (2) journalistes ont été agressés à Bambéto par des militaires postés à quelques mètres du rond-point côté Hamdallaye. Alors qu’ils étaient de passage pour continuer le constat sur l’axe à la suite de l’appel à manifester des forces vives de Guinée.

Les journalistes Aliou Maci Diallo et Mamadou Macka Diallo respectivement des sites d’informations du site d’information laguinee.info et Guinée 114.com ont été physiquement agressés mercredi à Bambéto par des militaires postés à quelques mètres du rond-point côté Hamdallaye.

Le Syndicat des Professionnels de la Presse de Guinée (SPPG) a condamné cet acte liberticide et répétée sur les hommes de média. C’est avec un regret que le Syndicat des professionnels de la Presse de Guinée a constaté cette autre violation des droits des hommes de médias sur le terrain. Interrogé au lendemain des faits, Sékou Jamal Pendessa a invité les autorités à punir les auteurs de ces actes.

« Nous avons condamné fermement cet autre acte qui intervient seulement après une semaine d’un autre qu’on a enregistré à la Primature. Et puis nous avons demandé aux autorités bien qu’elles ne nous écoutent pas une nouvelle fois pour sanctionner ces agents. Puisqu’ils sont bien connus, on sait quelle équipe qui était déployer du côté de Bambéto du côté de la galerie Mari Fala » a-t-il déclaré

Face à cette violation répétée commis sur les journalistes, le SPPG exige des mesures disciplinaires contre ces militaire mis en cause

« En plus de mesures disciplinaires qu’elles (autorité ndlr) peuvent prendre contre eux, de les traduire aussi à la justice, ce que nous demandons. C’est un appel qu’on a fait parmi tant d’autres, mais nous avons aussi essayé de mettre la corporation en alerte. Parce que nous constatons que nous n’avons personne pour nous défendre » a regretté Sékou Jamal Pendessa

Une réunion du Bureau Exécutif de cette structure syndicale se mettra en branle les heures qui suivent afin de donner des nouvelles orientations. Pour Sékou Jamal Pendessa, le musellement de la presse ne pourra en aucun cas marcher de cette manière et risque d’ailleurs de perdre de la place sur le classement de Reporter Sans Frontière

« On est déjà à onze (11) cas, l’année n’est même pas allée loin. Cela veut dire qu’à cette allure, l’année prochaine risque d’être pire » Prévient le secrétaire général du SPPG

Le Syndicat des Professionnels de la Presse de Guinée (SPPG) a également condamné la désinstallation des équipements de la radio Sabary et Love FM. Sékou Kamal Pendessa estime que ce genre d’acte ne doit pas se passer dans un pays démocratique.



Rama Fils, pour Lerenifleur224.com