Réformes Judiciaires : Charles Wright l’éternel incompris

Pourquoi assez de cris lorsque l’homme défend les valeurs de refondation de l’institution judiciaire ou il reste et demeure partie intégrante. Le garde des sceaux, ministre la justice et des Droits de l’Homme Alphonse Charles Wright a exercé au sein de la magistrature toutes les fonctions (Siège comme parquet). De ses fonctions de juge d’instruction à la justice de paix de Macenta, au Tribunal de Première Instance de Kankan, il a exercé les fonctions de juge au Tribunal de Première Instance de Dixinn avec le même engagement celui de l’indépendance du pouvoir judiciaire, l’application rigoureuse de la loi, le respect des droits des pauvres citoyens, le respect de l’égalité de tous devant la loi sans occulté le respect de l’autorité de l’Etat. Il a surmonté toutes les formes de menaces, mais n’a jamais cédé, car convaincu que seule et seule une justice forte, indépendante peut garantir toutes les politiques de développement de l’Etat.

Après avoir exercé les fonctions de président du Tribunal de Première Instance de Dubréka avec rigueur en s’attaquant aux ventes illicites de terrains, il devient le plus jeune Procureur Général de l’histoire de la justice guinéenne. Il a placé les fonctions du Procureur Général au plus haut niveau en sanctionnant les dérives des Officiers de Police Judiciaires (OPJ) et en engageant des poursuites judiciaires pour des cas de corruption, en animant et en coordonnant les activités des procureurs relevant de son ressort par des visites de terrains inopinées. Sa seule préoccupation a toujours été le respect des prescriptions légales quels que soient les liens. Sa rigueur a conduit le Président de la transition a lui placé à la tête du département de la justice et des Droits de l’Homme. Considéré comme réformateur, il a toujours réitéré l’indépendance du pouvoir judiciaire par le respect de la loi. En sa qualité de Directeur de la politique pénale du Gouvernement, il fait de la lutte contre l’impunité son cheval de bataille.

Quelle est sa vision au sein du gouvernement ?

Sa position a toujours été la non-ingérence de l’exécutif dans le judiciaire, l’application cohérente de la politique pénale du gouvernement ce, quel que soit la personne, le respect de la transparence dans la gestion de la chose publique et l’indépendance des magistrats en cohérence avec la vision du Président de la transition qui a affirmé que la justice est la boussole de sa gouvernance.

Le Président de la transition a toujours indiqué la non-ingérence dans le judiciaire notamment dans ses discours d’adresse à la nation.

Dr Goumou a-t- il respecté cette prescription du Président ?

A priori non ! au regard de ses nombreuses ingérences notamment le dernier cas où il a foulé au sol le principe d’indépendance du pouvoir judiciaire en convoquant les magistrats du parquet a son bureau autour des dossiers judiciaires d’où la question entre Dr Bernard Goumou et Charles Wright, qui a commis l’insubordination vis-à-vis des instructions du Président ?

Le garde des sceaux, ministre de la justice en rappelant le respect du principe d’indépendance des magistrats n’a fait que rappeler ce dernier en sa qualité de chef de parquet (Conformément à la loi L054 portant statut des magistrats après plusieurs tentatives de faire comprendre au chef du gouvernement que sa démarche était contraire à l’idée de refondation d’une justice apolitique.

Il ne s’est jamais opposé au dialogue, ni à la libération des détenus, cependant, il ne partage pas le contenu des préalables décidés unilatéralement par les Forces Vives de Guinée et accepté par le Premier Ministre. Pour lui, il n’y a pas de détenus politiques en Guinée, mais des hommes politiques en liens avec les infractions de droits communs (Cas de Kassory, Damaro, Diané, Oyé et autres) il ne partage pas la qualification « cessation des harcèlements judiciaires » car pour lui, la justice ne poursuit que pour des motifs légaux (Cas des activistes Foniké mangué, Ibrahima Diallo et autres). Il ne partage pas non plus l’assertion ‘’ détention arbitraire’’ car cela reviendrait à dire que les personnes poursuivies et détenues sont hors délai.

Son seul souci est le respect de la procédure et de leurs droits sans conditionner à une quelconque négociation pour éviter les erreurs du passé et ramener la Guinée à la case départ. Il ne sera jamais tant qu’il défendra ces valeurs car les intérêts sont ailleurs

Quels sont les efforts du Garde des sceaux dans le cadre de la stabilité sociale en Guinée ?



Nous y reviendrons

Rama Fils, journaliste