Détention prolongée de Foniké manguè et autres : l’OGDH déplore la situation qui ne favorise pas un climat social paisible


La détention prolongée des leaders du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) continue de susciter assez de réactions au sein de la classe sociopolitique et des organisations de défense de Droits de l’Homme en Guinée. Détenus depuis le mois d’août dernier, Oumar Sylla  »Foniké Mangué », Ibrahima Diallo et Billo Bah sont détenus depuis plusieurs mois à la maison centrale de Conakry sans être jugés.

En réaction à cette situation de détention prolongée ce mardi 04 avril 2023, notre rédaction a interrogé en marge des audiences du procès des évènements du 28 septembre 2009, Alsény Sall, le responsable de la communication de l’Organisation de Défense des Droits Humains (OGDH). Cet activiste a estimé que cette détention ne peut en aucun cas favoriser la décrispation de la situation sociopolitique actuelle en Guinée.

‘’Ca fait huit(8) mois qu’ils ont été placés sous mandat de dépôt, je pense que c’était le 1er août 2022 C’est une situation très regrettable, parce que ces gens sont des détenus d’opinion pour nous jusqu’à preuve du contraire. Ils ont été arrêtés parce qu’ils ne partageaient pas la manière dont la transition est conduite, ils ont exprimés librement leur opinion ça a cause de cela qu’ils ont été arrêtés. Et nous n’avons cessé de dénoncer cette situation. Ce qui est encore regrettable aujourd’hui cela fait déjà huit(8) mois qu’ils sont en détention et ils ne sont pas jugés. Alors que normalement la détention provisoire en matière délictuelle, parce que jusqu’à preuve du contraire, même si ce n’est pas encore clair, même les avocats le disent, les faits non pas été détaillés. En matière de détention préventive, c’est quatre (4) mois renouvelable une fois. Donc, les 8 mois sont consommés et ils ne sont pas jugés, ils ne sont pas remis à la disposition de leurs avocats et ne sont pas libérés. C’est vraiment très regrettable » rappelle Alsény Sall. Avant de regretter cette situation qui ne favorise pas la décrispation de l’atmosphère sociopolitique actuelle du pays. Pour lui, c’est tout simplement un manque de volonté politique de juger ce dossier. Chose qu’il condamne

 » Nous, nous le déplorons et nous le condamnons et demandons au ministre de la justice comme il s’était engagé de travailler à ce que le dossier soit débloqué. Si c’est un jugement que les gens soient jugés ou qu’ils soient libérés purement et simplement. Pour nous, cela ne contribue pas à l’apaisement, ça ne contribue pas à favoriser un climat social paisible. Comme vous le savez, ce sont des acteurs sociaux importants qui ont joué un rôle important dans la lutte contre le 3ème mandat, qui normalement devaient avoir un rôle important dans la conduite de la transition’’ a-t-il soutenu.

Il faut rappeler que les trois hommes ont été inculpés pour « participation à un attroupement interdit, de pillages, de destruction de biens publics et privés, d’incendies et de coups et blessures volontaires lors des différentes manifestations organisées dans le grand Conakry.



Rama Fils, pour Lerevelateur224.com