Affaire permis biométriques: Des chauffeurs rencontrés se plaignent du coût élevé et du délai butoir

Plusieurs conducteurs d’engins roulants ont exprimé leur mécontentement ce jeudi face à l’annonce des autorités de la transition, fixant le délai d’utilisation de nouveaux documents administratifs à compter du mois de janvier 2023. Ces conducteurs dénoncent également la montée en flèche des prix de ces documents biométriques mais également les conditions de leur acquisition.

Ils appellent donc les autorités de la transition à revenir sur leur décision pour le bien des populations.

 ‘’On a beaucoup de difficultés. Parce que tu verras un chauffeur de camion comme nous, on peut faire deux ans sans travail. Je suis parti là-bas, on me dit que le permis actuellement est à 1.700.000 francs. Vraiment, cela est très difficile pour moi. Si les permis de conduire sont chers alors qu’il n’y a pas de travail dans le pays, c’est difficile. En plus le délai requis est très court ’’, déplore Figui Diawara, conducteur.

Cette décision des autorités actuelles est peu profitable pour la population notamment les chauffeurs en raison de la conjoncture, selon un autre chauffeur rencontré.

« Le prix du permis est exorbitant. On pouvait dire, comme le permis est pour 5 ans, laisser la personne se préparer avant l’expiration de ces 5 ans afin qu’elle puisse se préparer pour pouvoir acheter un autre permis. Mais quand on dit automatiquement qu’à partir du mois de janvier, que tout le monde change de permis, on va voir. Les chauffeurs vont croiser les bras et s’asseoir à la maison, ni les véhicules, ni les chauffeurs ne travailleront. On ne peut pas sortir pour qu’on nous attrape banalement », a-t-il a fait remarquer.

 Au regard de ces nombreuses difficultés que rencontrent les conducteurs d’engins roulants, Mohamed Soumaoro a invité les autorités à revoir le prix des permis biométriques, mais également, le délai fixé pour l’utilisation des nouveaux documents.

« On va dire au gouvernement de nous aider, on n’a pas les moyens. Il doit diminuer beaucoup pour nous sur le prix de ces permis afin qu’on puisse travailler sereinement surtout de nous donner aussi du temps. On ne peut pas payer 1.500.000 francs guinéen alors qu’on est payé à 400.000 francs guinéens par mois » lance-t-il.

Il faut rappeler que le syndicat national de l’éducation et la Fédération Syndicale des Transports ont aussi dénoncé les nombreuses difficultés rencontrées dans l’acquisition des nouveaux documents administratifs. 

Source : Lerevelateur224.com