Kindia : l’enclavement et le manque d’infrastructures préoccupent les habitants de Bamban 2

À Bamban 2, l’enclavement constitue l’une des principales préoccupations des habitants. La dégradation des voies d’accès rend difficile la circulation des personnes et le transport des produits agricoles vers Kindia et Conakry. Les populations souhaitent ainsi voir des mesures prises pour améliorer la desserte de la localité.

 

Au-delà de cette situation, le quartier fait face à un déficit d’équipements essentiels. L’accès à l’eau potable, aux soins de santé et à l’éducation reste difficile, tandis que l’état des routes complique davantage le quotidien des habitants.

 

 

Face aux difficultés rencontrées par les populations de Bamban 2, Fodé Seydou Camara, président du quartier, évoque les principales préoccupations locales et sollicite l’intervention des autorités compétentes afin d’y apporter des réponses durables.

 

 

« Nous avons de sérieux problèmes de routes, d’électricité et d’eau potable. Le quartier manque également d’infrastructures scolaires, avec seulement trois salles de classe. Pourtant, la zone est une grande productrice agricole, mais l’état des routes rend l’évacuation des produits très difficile. Nous sollicitons donc l’intervention du maire pour le reprofilage des axes afin de faciliter la circulation et le développement de la localité », a-t-il expliqué.

De son côté, Salifou Camara, sage du quartier, estime que la réhabilitation de la route et la construction d’un nouveau pont sont devenues indispensables pour améliorer l’accès à Bamban 2 et faciliter la circulation des habitants.

 

 

« Nous n’avons ni route ni pont pour rejoindre le secteur de Simidé. L’ancien pont, construit par nos parents, est depuis longtemps impraticable. En période de fortes pluies, les femmes ne peuvent plus rejoindre le marché. Le problème d’eau se pose également : il faut parcourir entre 5 et 7 km pour s’approvisionner. Nous sollicitons donc l’intervention du président pour la construction d’une route et d’un pont », a-t-il rappelé.

 

Au-delà des difficultés liées à l’état des voies d’accès, Bamban 2 fait également face à un déficit d’infrastructures scolaires et sanitaires. Aboubacar Sylla, président de la jeunesse, appelle ainsi les autorités à prendre des dispositions pour répondre aux besoins essentiels des habitants.

 

 

« Chaque année, avant et après les grandes pluies, nous nous mobilisons pour curer et réhabiliter nous-mêmes nos routes afin de permettre aux véhicules d’accéder au quartier. Depuis l’indépendance, aucune machine n’est passée sur cette route. Toutes les marchandises, notamment les légumes que vous voyez sur les marchés de Matoto et de Madina, à Conakry, proviennent en grande partie d’ici. Pourtant, nous sommes confrontés à d’énormes difficultés d’accès. Nous n’avons également ni collège ni lycée dans le quartier. Nos enfants sont donc obligés de parcourir de longues distances pour aller jusqu’aux lycées de Kénendé ou de Bamban 1. Beaucoup d’entre eux, une fois en 7ᵉ année, finissent malheureusement par abandonner l’école à cause de cette distance. Nous lançons donc un appel aux autorités afin qu’elles pensent à nous en construisant une école secondaire et en aménageant cette route », a-t-il lancé.

 

Par Mohamed Camara, pour lerenifleur224.com