Longue d’environ 75 kilomètres, la route reliant la ville de Kindia à la sous-préfecture de Madina Oula est aujourd’hui dans un état de dégradation très avancé. Cet axe routier, essentiel pour les habitants de cette localité, est devenu un véritable cauchemar pour les populations, les transporteurs et les nombreux voyageurs qui l’empruntent quotidiennement. Sur plusieurs tronçons, la chaussée est quasiment impraticable. Les énormes nids-de-poule, les trous béants, les portions fortement dégradées, la boue et le caractère glissant de la route rendent la circulation particulièrement difficile, surtout en cette saison des pluies. À certains endroits, les véhicules sont contraints de rouler au pas ou de quitter la chaussée pour contourner les obstacles, au risque de s’embourber ou de provoquer des accidents.
La situation est encore plus préoccupante au niveau des ouvrages de franchissement. Plusieurs ponts présentent des fissures inquiétantes, tandis que d’autres sont partiellement ou totalement effondrés, compliquant davantage les déplacements. Les usagers vivent désormais avec la crainte permanente d’un nouvel effondrement, qui pourrait mettre des vies humaines en danger.
Les conséquences de cette dégradation sont nombreuses. Les chauffeurs de taxis et de véhicules de transport en commun dénoncent la multiplication des pannes mécaniques, l’augmentation des coûts d’entretien de leurs véhicules ainsi que la hausse de leur consommation de carburant. Les commerçants éprouvent d’énormes difficultés à acheminer leurs marchandises vers les marchés, tandis que les producteurs agricoles peinent à écouler leurs récoltes. Les populations, quant à elles, rencontrent d’importants obstacles pour accéder aux centres de santé, aux établissements scolaires et aux services administratifs.
« Chaque voyage est un véritable parcours du combattant. Nous dépensons davantage pour réparer nos véhicules que nous n’en gagnons en travaillant. Cette route nous fait souffrir depuis plusieurs années », confie un conducteur rencontré sur cet axe.
Face à cette situation, les habitants de Madina Oula lancent un appel pressant aux autorités compétentes. Ils demandent la réhabilitation urgente de cette route stratégique afin de désenclaver leur localité et de faciliter les déplacements, ainsi que les échanges économiques avec la préfecture de Kindia.
Pour ces citoyens, la reconstruction des ponts endommagés et la réfection complète de la chaussée sont devenues une priorité absolue. Ils estiment qu’une intervention rapide permettrait non seulement de réduire les risques d’accidents, mais aussi de relancer les activités économiques et d’améliorer les conditions de vie des populations.

En attendant une éventuelle réhabilitation de cette route, les usagers continuent de l’emprunter dans des conditions extrêmement difficiles, avec l’espoir que leur cri du cœur sera enfin entendu par les autorités.
Par Mohamed Camara, de retour à Madina Oula, pour Lerenifleur224.com.