Amadou Oury Bah replonge dans le souvenir du procès du 28 septembre : « C’est avec émotion que je me retrouve dans cette salle »
Plus de trois ans après sa comparution comme témoin au procès des événements du 28 septembre 2009, le Premier ministre guinéen, Amadou Oury Bah, est revenu sur ce moment marquant de son parcours. Ce mercredi, à l’occasion de l’ouverture officielle de l’atelier de vulgarisation de la note circulaire n°003 du 3 juin 2026, portant sur les orientations générales de la politique pénale nationale et l’harmonisation des pratiques du ministère public qui se tenait dans cette salle devenue mythique, le chef du gouvernement a évoqué avec émotion son retour dans la salle d’audience
Le 20 mars 2023, devant le Tribunal criminel de Dixinn, délocalisé à la Cour d’appel de Kaloum à Conakry, Amadou Oury Bah avait comparu à la barre en qualité de témoin.
À l’époque, il intervenait en tant que président de la commission d’organisation et leader des Forces vives afin d’apporter des éclaircissements sur les circonstances et les préparatifs de la manifestation politique du 28 septembre 2009, qui avait viré au drame.
En présidant la cérémonie de ce mercredi dans cette même salle, le locataire du Palais de la Colombe n’a pas caché l’émotion suscitée par ce retour dans un lieu chargé de souvenirs.
« Et je dois dire… c’est aussi avec émotion que je me retrouve dans cette salle. C’est pour cela que je ne pouvais pas me permettre de rester là-bas (sur l’estrade, NDLR) et de prononcer un discours en lieu et place du président du tribunal qui juge », a-t-il déclaré.
Le Premier ministre a rappelé que cette salle d’audience reste, pour lui, intimement liée au procès du massacre du 28 septembre 2009.

« Parce que j’étais là comme témoin pour le procès du massacre du 28 septembre 2009. Donc, c’est avec émotion que je me retrouve dans cette salle, parce que je suis rentré même en traînant un peu les pieds, car je me suis dit : « Tiens, c’est comme si on rentrait avec ses chaussures dans une mosquée ou dans une église. On le fait, mais en se disant : est-ce qu’on ne fait pas un sacrilège ? » », a-t-il confié.
À travers cette déclaration, Amadou Oury Bah a souligné le caractère symbolique et solennel de cette salle d’audience, où s’est tenu l’un des procès les plus emblématiques de l’histoire judiciaire récente de la Guinée.
Par Lerenifleur224.com