Cour suprême : l’UDIR réintégrée sur la liste électorale, une décision saluée comme « une victoire du droit » (Avocat)
À l’issue de l’audience tenue ce jeudi 23 avril 2026 devant la Cour suprême, le parti Union pour la Défense des Intérêts Républicains (UDIR), représenté par Monsieur Boubacar Sidiki Diaby, a obtenu gain de cause dans le contentieux l’opposant à la Direction générale des élections (DGE) concernant la validation officielle des listes pour les législatives prévues le 31 mai prochain.
Réagissant à chaud, Maître David Beavogui, avocat au barreau de Guinée et conseil du parti, a annoncé que leur recours avait été jugé recevable par la haute juridiction.
« Notre requête fondée sur la violation par la DGE du principe de notification préalable, également l’égalité entre les citoyens et ensuite la nullité de la décision elle-même de rejet pour vice de forme, a été déclarée recevable. Nos clients ont été réintroduits sur la liste électorale », a-t-il déclaré devant la presse.
Cette décision marque un tournant dans le processus électoral en cours, alors que plusieurs formations politiques avaient exprimé des réserves sur les conditions de validation des candidatures. Pour l’avocat, il s’agit avant tout d’un triomphe des principes juridiques.
« C’est une victoire du droit sur l’injustice, sur l’arbitraire. Aucune œuvre n’est parfaite, nous reconnaissons le travail abattu par la DGE, gigantesque d’ailleurs, mais qui a été censuré par la Cour », a-t-il souligné.Maître Beavogui n’a pas manqué de saluer l’attitude de la Cour suprême, mettant en avant
« la bravoure, le courage et surtout l’esprit d’indépendance » de l’institution. Il a également insisté sur la qualité des débats, évoquant « l’esprit d’ouverture en provoquant le contradictoire lors des débats » ainsi que les contributions du parquet, des avocats et des différentes parties prenantes.
Au-delà de cette affaire, cette décision est perçue comme un signal fort pour le fonctionnement démocratique du pays. « Je pense que ça apporte une touche à la vitalité de notre jeune démocratie. Il faut saluer que les contestations se gèrent dans un palais, c’est salutaire », a-t-il ajouté, avant de remercier les médias pour leur couverture de l’événement.
La réintégration de l’UDIR sur la liste électorale rebat ainsi les cartes à quelques semaines du scrutin législatif, dans un contexte où la transparence et l’équité du processus restent au cœur des préoccupations politiques.
Par Rama Fils, pour Lerenifleur224.com