La Haute Autorité de la Communication (HAC) a levé une importante restriction médiatique : désormais, les organes de presse privée sont autorisés à couvrir la campagne pour le référendum constitutionnel. Cette décision a été rendue publique le samedi 30 août 2025 à Conakry. Cependant, l’instance de régulation précise que cette couverture doit se faire dans le respect strict des principes d’impartialité, d’égalité, de neutralité et d’équilibre, tout au long de la période de campagne.
Cette évolution est saluée par Sekou Jamal Pendessa, secrétaire général du Syndicat des Professionnels de la Presse de Guinée (SPPG), qui y voit une avancée significative. Selon lui, la HAC semble avoir rectifié une position antérieure jugée restrictive.
« Nous avons le sentiment d’avoir été entendus par la HAC », a-t-il déclaré. « Le nouveau communiqué marque une réelle évolution. Il n’y a plus d’interdiction formelle sur les émissions interactives abordant les sujets liés à la campagne. »
Sékou Jamal Pendessa évoque également un possible malentendu initial
« Évidemment, nous comprenons que la position précédente résultait peut-être d’un échange mal interprété, notamment avec certains patrons de presse. Après nos rappels sur les textes légaux, la HAC semble avoir revu sa copie et reconnu que l’interdiction initiale n’était pas conforme. »
Pour le leader syndical, la publication écrite de cette nouvelle orientation fait désormais foi
« Ce document officiel, c’est celui-là qui compte. Cela signifie que les journalistes peuvent désormais donner la parole à tous les acteurs. Nous les encourageons simplement à faire preuve de responsabilité, et à toujours respecter l’éthique et la déontologie. » a-t-il exhorté chez nos confrères de mosaiqueguinée
Cette réouverture du champ médiatique constitue donc un tournant dans le processus référendaire en Guinée, où la liberté d’expression et le rôle des médias sont des enjeux centraux dans le débat démocratique.
Par Rama Fils, pour lerenifleur224.com