Matoto : les travailleurs de Rusal CBK dénoncent le non-respect de la convention collective

Dans une déclaration rendue publique ce lundi 1er septembre à leur siège de Simbaya, dans la commune de Matoto, le collectif des travailleurs de la compagnie Rusal CBK a dénoncé le non-respect des engagements pris par la société à travers la signature d’une convention tripartite.

 

 

Les employés pointent également du doigt leurs conditions de travail qu’ils jugent dangereuses et exigent le départ de certains responsables.

Sékouba Soumah, porte-parole du collectif, a déclaré

 

 

« Nous, collectif des travailleurs de la compagnie Rusal CBK à Simbaya Matoto, prenons aujourd’hui la parole pour dénoncer avec fermeté le non-respect de la Convention collective des mines, carrières, industries et assimilés, signée entre les syndicats, le patronat et l’État guinéen. Depuis cette signature, aucun engagement n’a été respecté par la direction de Rusal. Cette situation constitue une violation grave de nos droits en tant que travailleurs guinéens. »

 

Selon lui, plus de 1 500 employés sont concernés et la majorité ne bénéficie toujours pas des privilèges et avantages accordés par l’État aux travailleurs du secteur minier. Le collectif évoque également des conditions de travail jugées périlleuses, notamment sur la voie ferroviaire, avec des équipements défectueux qui mettent en danger la vie des employés.

Face à cette situation, les travailleurs lancent un appel pressant aux autorités, notamment au président de la Transition, le général Mamadi Doumbouya, afin qu’une solution urgente soit trouvée.

Ils exigent également le départ immédiat de M. Sayon Keta, secrétaire général du syndicat de Simbaya CBK, et de M. Salifou Kamara, chef du service exploitation des conducteurs de locomotives, accusés d’aggraver les tensions et de contribuer à la dégradation des conditions de travail.

 

 

« Nous ne demandons pas de sacrifices, nous exigeons simplement le respect de nos droits tels que définis par la loi et la convention collective », conclut le collectif.

 

 

Par  Mimi Bangoura, pour lerenifleur224.com