Dernière minute / Mystérieuse mortalité de poissons à Belliakhory (Kindia), la pêche interdite

Un phénomène inquiétant secoue actuellement le district de Belliakhory, dans la sous-préfecture de Damakania, à une dizaine de kilomètres du centre-ville de Kindia. Depuis plusieurs jours, des centaines de poissons, en majorité des tilapias, sont retrouvés morts sur les berges du lac local. La cause de cette hécatombe reste pour l’instant inconnue, plongeant les riverains dans une vive inquiétude.

L’alerte a été donnée par le président du district de Belliakhory, ce qui a rapidement mobilisé les autorités locales. Le sous-préfet de Damakania a saisi le préfet de Kindia, qui s’est rendu immédiatement sur les lieux accompagné du directeur préfectoral de la pêche et de l’économie maritime, ainsi que d’une mission technique incluant l’Office national de contrôle sanitaire des produits halieutiques (ONSPA).

 

 

Sur place, les constats sont alarmants : des poissons morts en état de décomposition avancée jonchent les rives. Mamadou Hady Bah, directeur préfectoral de la pêche, s’est dit surpris

« Ce qui est troublant, c’est la manière dont ces poissons meurent : ils pourrissent par la queue, contrairement à ce que nous observons habituellement, où la décomposition commence par la tête. »

Les populations locales rapportent que la mortalité aurait fortement augmenté après de récentes pluies diluviennes. Certains évoquent même des seaux remplis de poissons morts, ramassés à l’aube par des enfants, et possiblement consommés ou vendus sur le marché, une situation qui représente un grave danger pour la santé publique.

Face à la gravité de la situation, les autorités ont pris des mesures immédiates :

Interdiction totale de la pêche et de la consommation de poissons provenant du lac.

Prélèvements biologiques effectués par l’ONSPA (poissons morts, eau, boue) pour analyse.

Saisie des services centraux du ministère de la Pêche pour un suivi rigoureux.

Déploiement d’agents sur le terrain pour faire respecter l’interdiction.

Lancement d’une campagne de sensibilisation auprès des populations riveraines.

Plusieurs hypothèses sont actuellement à l’étude : baisse brutale du taux d’oxygène liée à la profondeur du lac, dégagement de gaz toxiques après les pluies, pollution chimique accidentelle ou volontaire… aucune piste n’est écartée pour l’instant.

En attendant les résultats des analyses en provenance de Conakry, les autorités appellent la population à la plus grande vigilance et au strict respect des consignes de sécurité.

Les prochains jours seront décisifs pour élucider l’origine de cette catastrophe écologique et éviter qu’elle ne se reproduise ailleurs.

 

 

Depuis Kindia, MC pour Lerenifleur224.com