La paisible commune urbaine de Siguiri a été le théâtre d’une macabre découverte ce samedi 5 avril 2025. Le corps sans vie de Sabaliya Rasak Kali, un jeune homme de 36 ans originaire d’Inde, a été retrouvé pendu dans une chambre de l’hôtel Mandén. La nouvelle a rapidement semé l’émoi dans la localité, soulevant de nombreuses interrogations quant aux circonstances de ce décès.
Selon les premières informations recueillies, la victime était arrivée en Guinée dans le cadre professionnel, dans le but de vendre des pièces détachées. Il avait entrepris les démarches pour l’obtention de son visa, mais son dossier était encore incomplet. Après avoir passé une seule nuit à l’hôtel, c’est un spectacle tragique qui attendait le personnel ce samedi matin : Sabaliya Rasak Kali a été découvert sans vie, pendu dans sa chambre.
Le docteur Abdoulaye Bachirou Condé, médecin lieutenant du haut commandement de la gendarmerie nationale et en service à l’hôpital préfectoral de Siguiri, s’est rendu sur les lieux à la demande du procureur de la République. Son expertise a rapidement mis en lumière des éléments troublants.

« Nous avons constaté que la clé n’était pas dans la serrure, ce qui a suscité nos doutes », a-t-il déclaré, soulignant l’incohérence de cette observation avec un suicide par pendaison.
Mais les suspicions du médecin légiste ne s’arrêtaient pas là. Après un examen minutieux de la scène, le docteur Condé a qualifié la mort de Sabaliya Rasak Kali de « pendaison mise en scène ». « Il ne s’agit pas d’une pendaison classique, mais plutôt d’une mise en scène », a-t-il affirmé avec conviction. La présence d’une barre de fer au sol est venue renforcer ses doutes quant à la thèse du suicide.
« Les conditions d’une véritable pendaison n’étaient pas réunies », a-t-il précisé, laissant entendre qu’une intervention extérieure pourrait être à l’origine de la mort du jeune homme. « Il semble qu’une personne mal intentionnée lui ait fait du mal, puis ait déposé la clé sur la table. »
Face à ces constatations alarmantes, le procureur de la République a été immédiatement informé. Le docteur Condé a insisté sur le caractère « suspect et violent » du décès, évoquant une mort « probablement liée à une pendaison », tout en soulignant la manipulation de la scène.
Afin de faire la lumière sur cette affaire nébuleuse, plusieurs personnes ont été interpellées et sont actuellement interrogées. Les enquêteurs s’efforcent de reconstituer les dernières heures de Sabaliya Rasak Kali et de déterminer si la thèse de la « pendaison mise en scène » se confirme. Cette tragédie soulève de profondes questions sur la sécurité des voyageurs et les circonstances exactes qui ont conduit à la mort de ce jeune homme venu d’Inde en quête d’opportunités. L’enquête en cours promet de révéler les dessous de ce drame et, espérons le, d’apporter des réponses à la famille et aux proches de la victime.
Par Rama Fils, pour lerenifleur224.com