Grâce à Dadis Camara : « Deux poids, deux mesures » dénoncé par Moïse Diawara (MoDeL)

La décision de grâce présidentielle accordée à l’ancien président de la transition guinéenne, Moussa Dadis Camara, condamné à 20 ans de prison pour « crime contre l’humanité », continue d’alimenter les débats. Si certains qualifient cet acte du président Mamadi Doumbouya de geste de réconciliation, d’autres y voient une application du « deux poids, deux mesures ».

Pour Moïse Diawara, porte-parole du Mouvement Démocratique Libéral (MoDeL), cette décision relève précisément du « deux poids, deux mesures ».

« Par rapport à ces événements, je pense que la loi ne doit aucunement être manipulée. Que la politique ne soit pas de la politique politicienne, et que les choses soient faites de façon normale et équitable », a-t-il déclaré.

Poursuivant, Moïse Diawara affirme qu’il existe bel et bien un « deux poids, deux mesures » dans cette affaire.

« Nous considérons que c’est deux poids, deux mesures. Il ne s’agit pas d’une question de personne, mais nous aurions souhaité que la loi soit appliquée justement dans cette histoire. L’ancien président Moussa Dadis Camara a été gracié pour quoi ? Seul celui qui l’a gracié le sait. Nous savons que les raisons évoquées avant sa grâce sont aussi des raisons invoquées par d’autres acteurs qui sont en détention. Alors, pourquoi cette sélectivité ? C’est un peu toutes ces interrogations qui nous traversent l’esprit », a-t-il conclu.

Pour rappel, dès la publication de ce décret présidentiel, plusieurs institutions nationales et internationales, ainsi que l’association des victimes du 28 septembre, ont dénoncé cette décision. Certains demandent même au président Mamadi Doumbouya de revenir sur sa décision.

 

Morikè Kaba pour lerenifleur224.com