Dernière minute : Le Barreau de Guinée condamne l’enlèvement et la torture de l’activiste Abdoul Sacko
Le Barreau de Guinée a exprimé ce lundi 24 février 2025 sa profonde indignation face à l’enlèvement et aux sévices subis par l’activiste de la société civile, Abdoul Sacko. Dans un communiqué officiel, l’institution a dénoncé un acte inacceptable et une atteinte grave aux droits fondamentaux des citoyens.
Selon le Barreau, Abdoul Sacko a été enlevé avant d’être soumis à des traitements inhumains et laissé pour mort en pleine brousse. « Les traitements inhumains, cruels et dégradants auxquels il a été soumis ne peuvent laisser indifférente aucune âme sensible », affirme le communiqué.
L’absence totale de réaction des autorités judiciaires est également pointée du doigt.
« Le Barreau de Guinée condamne et dénonce avec la plus grande fermeté l’inaction des autorités judiciaires, lesquelles n’ont jusqu’à présent fait aucune communication sur cet acte inacceptable », poursuit le document. Pour l’institution, cette situation révèle un manquement manifeste de l’État à son devoir de protection des citoyens et de garantie de la sécurité publique


Le Barreau alerte sur la recrudescence des violations des droits humains et le climat de terreur qui s’installe progressivement en Guinée. Il considère que le mutisme des autorités ne fait qu’exacerber les inquiétudes légitimes des citoyens et des organisations de défense des droits humains. « Le kidnapping d’un activiste engagé pour la justice et les droits humains constitue une menace directe contre les principes démocratiques et l’État de droit », souligne-t-il.
Cette affaire vient s’ajouter à une longue liste de disparitions forcées non élucidées, rappelle le Barreau, citant notamment les cas de :
Oumar Sylla « Foniké Manguè »
Mamadou Billo Bah
Sadou Nimaga
Habib Marouane Camara
Face à cette situation préoccupante, le Barreau de Guinée exhorte les autorités gouvernementales à prendre toutes les mesures nécessaires pour élucider ces disparitions et assurer la sécurité d’Abdoul Sacko. Il appelle également le Procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Dixinn à diligenter une enquête sérieuse pour identifier et punir les auteurs de ces actes.
Alors que la société civile et les défenseurs des droits humains expriment leur indignation, le silence des autorités continue d’alimenter les craintes d’une impunité grandissante en Guinée.
Par Rama Fils, pour lerenifleur224.com