Dans l’après-midi de ce mardi 3 décembre, une véritable ruée s’est produite dans les stations-service de la ville de Labé. Selon nos informations, une rumeur évoquant une pénurie de carburant a semé la panique au sein de la commune urbaine. Craignant une rupture d’approvisionnement, les usagers de la route se sont précipités pour faire le plein.

Sur le marché noir, les rares vendeurs disponibles ont considérablement augmenté leurs prix. Saliou Bah, un usager interrogé, a confirmé la situation
« Oui, dès 13 heures, les vendeurs d’essence au marché noir ont fermé leurs places. Une panique s’est emparée des citoyens, qui se sont précipités vers les stations. Moi, je quitte Pounthioun pour arriver au rond-point Tinkisso. Là-bas, on m’a dit que si je pouvais trouver du carburant, je devais acheter le litre à 15 000 francs guinéens. Mais où allons-nous dans ce pays ? C’est vraiment triste. Si les autorités ne réagissent pas, le pays court un grand danger. Les responsables doivent communiquer rapidement sur cette situation. »
Dans l’après-midi, les prix au marché noir oscillaient entre 15 000 et 20 000 francs guinéens le litre, bien au-delà du prix habituel. Pendant ce temps, les stations-service étaient bondées de clients, aggravant encore la tension.
Cette situation met en lumière une fois de plus la fragilité de l’approvisionnement en carburant en Guinée, avec des conséquences directes sur le quotidien des citoyens. Les autorités doivent rapidement clarifier la situation et prendre des mesures pour éviter une escalade des tensions. Une meilleure communication et une gestion proactive s’imposent pour restaurer la confiance et stabiliser le marché.
Par Thierno Chérif Souaré, depuis Labé pour lerenifleur224.com.