Un rapport parlementaire égratigne la politique africaine de la France

Ce mercredi 8 novembre a été présenté à l’Assemblée nationale un rapport d’information parlementaire sur les relations entre la France et l’Afrique. Et les deux rapporteurs, le député Modem Bruno Fuchs et sa collègue LR Michèle Tabarot, ne sont guère tendres avec la stratégie mise en place depuis une vingtaine d’années. Et pas non plus avec la méthode d’Emmanuel Macron. Ils rendent une série de préconisations pour améliorer cette relation.

Mettre l’Afrique dans les programmes scolaires

Parmi les autres recommandations, il y a celle d’enseigner « l’Afrique d’aujourd’hui » dans les écoles françaises, et de développer les études africaines dans les grandes écoles du pays, voire créer un Institut des hautes études sur l’Afrique. Une logique qui serait complétée par l’évolution des Instituts français, qui seraient plus étroitement associés avec les pays d’accueil, tout en renforçant ce réseau.

Un renforcement de moyens est également préconisé pour les ambassades, afin que celles-ci puissent par exemple accompagner financièrement des projets sur le terrain.

Mieux vendre « la marque France »

Enfin, les deux députés regrettent un manque de communication positive sur les actions de la France en Afrique, alors que les moyens alloués sont en augmentation (15,5 milliards d’euros de prêts ou de dons entre 2020 et 2022). Objectif : éclairer sur les efforts fournis et moins se focaliser « sur la communication politique et militaire ».

Bruno Fuchs et Michèle Tabarot revendiquent par ailleurs un rôle accru à ce sujet de l’audiovisuel public. En août 2023, lors de la conférence des ambassadeurs de France, le président Emmanuel Macron avait d’ailleurs lui-même parlé de RFI et France 24 comme d’un « formidable levier de rayonnement ». Les Sociétés des journalistes des deux médias avaient réagi en rappelant leur indépendance et qu’ils ne sont pas des « instruments d’influence ».

Source : rfi