Rentrée parlementaire : « Le contrôle parlementaire n’est ni une posture systématique ni une opposition stérile », déclare le Dr Dansa Kourouma
À l’occasion de la rentrée parlementaire des députés de la 10ᵉ législature, de nombreuses personnalités officielles ont effectué le déplacement. Parmi elles figuraient le Premier ministre, chef du gouvernement, Bah Oury, accompagné des membres de son gouvernement, ainsi que des préfets et des maires issus des différentes circonscriptions du pays. Cette rencontre marque une étape importante dans la vie institutionnelle de notre pays.
Prenant la parole, le président de l’Assemblée nationale, le Dr Dansa Kourouma, s’est réjoui de cette rentrée parlementaire, tout en précisant l’esprit qui guidera l’action de l’institution et en exposant les principes qui en fondent l’exercice.
« Le contrôle parlementaire n’est ni une posture systématique ni une opposition stérile. Il n’est pas dirigé contre le gouvernement ; il est exercé au service de l’action du peuple. Contrôler, c’est aider l’État à mieux faire. C’est vérifier que les engagements sont tenus, que les ressources publiques sont bien employées et que les politiques produisent les résultats attendus pour la population. Ce contrôle s’inscrit dans un contexte où l’exigence de bonne gouvernance n’a jamais été aussi forte », a-t-il déclaré, avant de rendre hommage au président de la République, Mamadi Doumbouya.
« Le président de la République fait preuve d’une exigence croissante quant à la qualité de la gouvernance publique, à la reddition des comptes et à l’obligation de résultat. Je lui rends hommage pour cette rigueur, qui place l’intérêt du peuple au-dessus de toute autre considération. L’Assemblée nationale entend être, dans le cadre de ce dispositif normatif, un partenaire exigeant de cette ambition. Honorables députés, nous ferons donc un usage plein et responsable de tous les instruments que la Constitution et notre règlement intérieur mettent à notre disposition : les questions écrites et orales, les questions d’actualité, les auditions des membres du gouvernement et des responsables d’établissements publics, les missions d’information et, lorsque cela sera nécessaire, les commissions d’enquête parlementaires. Le moment venu, l’examen de la loi de finances constituera un temps fort de ce contrôle, car c’est dans le budget que se lisent les véritables choix des nations. »
Le Dr Dansa Kourouma a ensuite insisté sur l’importance du pluralisme et du débat démocratique au sein de l’institution parlementaire.
« La démocratie n’appartient à personne en particulier. Elle n’appartient pas à un groupe restreint ; elle appartient à tous. La diversité de nos opinions n’est pas une faiblesse, mais une richesse. Le débat contradictoire n’est pas une menace ; il est l’oxygène de la démocratie. J’invite donc chacune et chacun d’entre vous, quelle que soit sa sensibilité, à faire entendre sa voix avec conviction, mais aussi avec compréhension, dans le respect des autres et avec la volonté d’incarner la dignité de cette institution. Nous débattrons des idées, jamais des personnes. Nous combattrons par des arguments, jamais par des agressions. Et, au-delà de nos divergences, il y aura toujours une ligne rouge à ne pas franchir : l’intérêt supérieur de la nation. »
Par ailleurs, le président de l’Assemblée nationale est revenu sur ses priorités en matière de réforme administrative, soulignant la nécessité de renforcer le fonctionnement de l’administration parlementaire.
« Les ambitions que je viens d’exposer ne pourront se réaliser sans une administration parlementaire à la hauteur de nos exigences. C’est pourquoi une réorganisation approfondie de l’administration parlementaire a été engagée par le secrétariat général et ses services compétents. Service par service, direction par direction, ils examinent nos structures, nos effectifs, nos méthodes de travail et nos besoins. Ce diagnostic, actuellement en cours, débouchera sur un plan de réforme de l’administration parlementaire. Ce plan permettra de réorganiser nos services et d’assurer un meilleur accompagnement des députés, des commissions permanentes, des groupes parlementaires et de l’ensemble des organes de notre Assemblée », a-t-il conclu.
Par Ousmane Baldé, pour Lerenifleur224.com