Ministère de l’Environnement : « Je souhaite travailler avec vous dans un esprit d’écoute, de concertation, de responsabilité, de transparence et de performance…» Promet Fassou Théa
Quelques jours après sa nomination lors du remaniement gouvernemental, Fassou Théa a officiellement pris les rênes du ministère de l’Environnement et du Développement durable. La cérémonie de passation de service avec la ministre sortante, Djami Diallo, s’est tenue ce mercredi 29 juillet au siège du département. À cette occasion, le nouveau ministre a dévoilé les grandes orientations de son action, tandis que son prédécesseur a dressé le bilan de son mandat et exprimé sa confiance en son successeur.
Prenant la parole, Fassou Théa, précédemment ministre de la Pêche et de l’Économie maritime, a d’abord exprimé sa reconnaissance au président de la République, le général Mamadi Doumbouya, pour la confiance placée en lui. Il a également rendu un hommage appuyé à la ministre sortante, saluant les réformes engagées sous sa direction.
« Je voudrais en ce instant solennel, rendre un hommage respectueux à ma très chère Mme Djami Diallo, que je salue ici qui a su impulsé d’importants réformes à la tête de ce département. Je tiens à la rassurer que nous nagerons aucun effort pour préserver consolider et pérenniser les acquis enregistrés au cours de son mandat ici à la tête, ce département et ceci dans le respect strict des principes de continuité. La Guinée est un pays mieux doté du continent africain de ressources naturelles. Son territoire recèle d’importantes richesses minières, de vastes massifs forestiers, une biodiversité remarquable, des écosystèmes terrestres et marins de valeur exceptionnelle, ainsi que l’abondante ressource hydrique qui font de notre pays un véritable château de l’Afrique de l’Ouest. Les eaux qui prennent source en Guinée, pour la plupart issues du massif du Fouta Djallon, irriguent 17 pays de la sous-région, conférant ainsi à la Guinée une responsabilité environnementale et géostratégique majeure. »
Ce massif, dont la candidature est portée en vue de son inscription au patrimoine mondial de l’UNESCO en reconnaissance de sa valeur culturelle exceptionnelle et universelle ainsi que de son rôle de réservoir hydrique régional, constitue un héritage naturel précieux que nous devons préserver avec jalousie.
« Nous veillerons à renforcer la gouvernance environnementale afin que les grands projets structurants soient réalisés dans le strict respect des normes environnementales et sociales, tout en assurant une meilleure prévention, une réduction effective des impacts et une restauration durable de notre environnement. Nous accorderons également une attention particulière à l’adaptation au changement climatique, à la résilience des communautés, à la gestion durable des déchets, au développement de l’économie verte, ainsi qu’à la mobilisation des financements climatiques. Aux cadres du ministère de l’Environnement et du Développement durable, je veux dire que vous constituez la mémoire institutionnelle de ce département et le principal levier de mise en œuvre des politiques publiques environnementales. Je souhaite travailler avec vous dans un esprit d’écoute, de concertation, de responsabilité, de transparence et de performance. Notre administration devra être exemplaire, moderne, efficace et entièrement tournée vers les résultats dans le respect des principes de bonne gouvernance et dans l’intérêt général de notre nation. J’adresse également mes remerciements à l’ensemble des partenaires techniques et financiers, aux collectivités locales, au secteur privé, aux organisations de la société civile, aux chercheurs ainsi qu’à tous les citoyens engagés pour la protection de notre environnement. »
Les défis qui nous attendent sont tels qu’une institution ne peut les relever seule. La réussite de notre mission passera par une mobilisation collective fondée sur le dialogue, la coordination intersectorielle, la confiance et le sens de responsabilité.
Mesdames et Messieurs, le ministère que j’ai l’honneur de diriger hérite d’une responsabilité majeure qui est celle de préserver le patrimoine naturel de notre nation tout en accompagnant sa transformation économique. Nous avons l’obligation de faire en sorte que les richesses naturelles dont Dieu a généreusement doté la Guinée deviennent un facteur durable de prospérité, de stabilité et de bien-être pour les générations présentes et futures.
Je mesure pleinement l’ampleur de cette responsabilité et je m’engage à servir avec loyauté envers le président de la République, fidélité aux orientations du gouvernement, respect des institutions de notre pays, rigueur dans la gestion des affaires publiques, humilité dans l’action et disponibilité permanente au service de notre nation.
J’invite l’ensemble des cadres du ministère de l’Environnement et du Développement durable, nos partenaires et tous les acteurs concernés à unir leurs efforts afin que nous bâtissions ensemble une Guinée plus verte, plus résiliente, plus prospère et résolument engagée sur la voie du développement durable », a déclaré le nouveau ministre.
Djami Diallo passe le relais en saluant les réformes engagées
Dans son allocution, la ministre sortante, Djami Diallo, désormais appelée à diriger le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, a quitté ses fonctions avec émotion, tout en se disant confiante quant à la poursuite des réformes engagées.

« Je quitte aujourd’hui ces fonctions, appelée à assumer de nouvelles responsabilités au service de la nation. Je le fais avec sérénité, convaincue que les réformes engagées sont solides, que les fondations sont désormais posées et que les équipes du ministère poursuivront avec le même engagement le travail entrepris. Durant ces deux années, notre ambition a été claire : faire de l’environnement, non plus un secteur périphérique, mais un levier stratégique du développement économique, social et territorial de la Guinée. Cette ambition s’est traduite par des avancées importantes dans cinq domaines majeurs.C’est avec un réel plaisir que je lui passe le témoin. Nous avons eu l’occasion de travailler ensemble lorsqu’il exerçait les fonctions de conseiller chargé de l’environnement à la Primature. J’ai toujours apprécié sa connaissance des enjeux environnementaux, son sens de l’État et son engagement au service de l’intérêt général. Je suis convaincue qu’il saura poursuivre avec détermination les réformes engagées, consolider les acquis et ouvrir une nouvelle étape pour ce ministère au service de notre pays. »
« En rejoignant le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, je n’ai pas le sentiment de tourner une page. J’ai celui d’en ouvrir une nouvelle. Après avoir contribué à la préservation du capital naturel de notre pays, j’aurai désormais la responsabilité de contribuer au développement de son capital humain et de sa recherche. Au fond, ces deux missions poursuivent une même ambition : préparer l’avenir de la Guinée, car un pays ne peut construire un développement durable sans investir à la fois dans ses ressources naturelles et dans l’intelligence de sa jeunesse. Je quitte donc le ministère de l’Environnement et du Développement durable avec beaucoup d’émotion, mais également avec sérénité et confiance. Je pars convaincue que les réformes engagées continueront de porter leurs fruits et que ce ministère poursuivra son action au service de notre pays. »
Par Bountou Sylla, pour Lerenifleur225.com