Gouvernement Amadou Oury Bah : « Nous attendons beaucoup du gouvernement », déclare Aly Badara Condé, député à l’Assemblée nationale

​Après l’installation des députés de la 10ᵉ législature, le président de la République, Mamadi Doumbouya, a procédé à un réaménagement de son gouvernement. Dans cette nouvelle équipe, Amadou Oury Bah reste à la Primature, plusieurs ministres sont reconduits dans leurs fonctions et trois nouvelles figures font leur entrée.

​Interrogé ce mercredi 29 juillet 2026 sur la mise en place de ce nouveau gouvernement, l’honorable Aly Badara Condé, député à l’Assemblée nationale et 1ᵉʳ vice-président de la commission Communication et Nouvelles Technologies de l’Information, s’est exprimé sur cette actualité. Selon lui, la continuité au sein de l’administration est primordiale :

​« Le président ne peut pas nommer quelqu’un à la tête d’un département ministériel si la personne n’est pas à la hauteur. Renouveler la confiance en une personnalité émane de la volonté de préserver la continuité. La continuité dans l’administration est très importante. Lorsqu’on place sa confiance en quelqu’un pour diriger un ministère, c’est un engagement fort. Certains font leur entrée, d’autres partent, de nouvelles personnes arrivent, plusieurs voient leur confiance renouvelée au même poste et d’autres changent de portefeuille. Cela veut dire naturellement que cela a été fait minutieusement. C’est une fierté pour nous lorsque notre champion, le président Mamadi Doumbouya, réfléchit de la sorte », a-t-il fait savoir.

​Poursuivant ses propos, il a insisté sur l’obligation de résultats :

​« Nous attendons beaucoup du gouvernement. La vérité est que ce n’est pas l’homme que nous voyons, c’est l’acte posé qui est le plus important en termes de gouvernance. Il faut que les ministres soient au four et au moulin pour mériter la confiance, non seulement du président de la République, mais aussi du peuple de Guinée. Nous attendons du renouveau, c’est ça la vérité. Le Guinéen attend beaucoup de ceux qui sont élus, mais aussi de ceux qui sont nommés. Il faut donc que les nouveaux ministres se lèvent ; il ne faut pas qu’ils soient des ministres de bureau, en toute sincérité. Il faut qu’ils soient des ministres de terrain. Mais attention : quand on est ministre de terrain, il ne faut pas être un ministre du « dit », il faut être un ministre du « fait ». Nous venons sur le terrain pour constater ; quand on constate, il faut que le peuple comprenne qu’on l’a constaté et qu’on change les choses en toute sincérité. Il faut aussi que les ministres se battent pour qu’il y ait du renouveau dans tous ces départements ministériels. Nous avons besoin de changement. La refondation passe par eux. Lorsque tous les départements bougent, c’est excellent », a-t-il souligné.

​L’honorable Aly Badara Condé a conclu en appelant à plus de rigueur et au renforcement des contrôles internes :

​« Il faut mettre les hommes qu’il faut à la place qu’il faut. Il y a des hommes expérimentés, il y a des technocrates. Toi, ministre, tu peux arriver sans maîtriser un sujet, mais il y a un technocrate à côté : il ne faut pas avoir honte de l’approcher ou de lui confier des tâches tout en le suivant. L’autre aspect très écœurant aujourd’hui en Guinée, c’est le rôle des inspections. En réalité, les inspections dans les départements ne travaillent plus, c’est ça la vérité. Il faut à un moment donné que le mot inspection reflète l’action. Inspecter, c’est agir, c’est suivre ce qui est fait. Ce sont les policiers des ministères. Donc moi, je me dis qu’on est très fiers et que ça va aller », a-t-il conclu

 

 

Par Ousmane Baldé, pour lerenifleur224.com