Sékou Koureissy Condé rend un vibrant hommage à Boubacar Yacine Diallo et salue le rôle des médias dans l’apaisement du climat électoral
La cérémonie de remise des satisfécits aux journalistes de la Synergie des médias, récompensés pour leur couverture du double scrutin législatif et communal, a été le théâtre d’un grand moment d’émotion et de mémoire historique au siège de la Haute Autorité de la Communication (HAC).
Prenant la parole, le président de l’Observatoire National Autonome de Supervision du Référendum et des Élections (ONASUR-E), Dr Sékou Koureissy Condé, a rendu un hommage appuyé à Boubacar Yacine Diallo, actuel président de la HAC, saluant son rôle de pionnier et de bâtisseur du journalisme moderne en Guinée.
Remontant le fil du temps, Sékou Koureissy Condé a partagé avec l’auditoire ses souvenirs de jeunesse, évoquant sa toute première rencontre avec Boubacar Yacine Diallo à l’université. Une complicité née sur les bancs de Kankan avant de se poursuivre à Conakry.
« La première fois que j’ai découvert le talent de Boubacar Yacine Diallo, c’était le premier jour de notre première année à l’université. En sortant de l’amphithéâtre, nous avons vu, affiché sous un manguier, un éditorial. C’était la première fois que nous voyions cela, et c’était signé Boubacar Yacine Diallo. Depuis ce jour, nous ne l’avons plus quitté des yeux. »
Ce talent précoce, rapidement repéré par des figures académiques comme Madame Yolande Béhanzin, lui ouvrira les portes d’une spécialisation en Europe. De retour au pays, Boubacar Yacine Diallo gravira méthodiquement chaque échelon de la profession : reporter, rédacteur en chef, directeur, auteur, puis président d’association, s’imposant aujourd’hui comme un modèle incontournable pour toutes les générations de journalistes.
Pour le président de l’ONASUR-E, la plus grande réussite de Boubacar Yacine Diallo réside dans sa capacité à avoir transformé le paysage médiatique guinéen. Il a su canaliser les dérives d’une époque caractérisée par une presse parfois virulente pour imposer une culture de responsabilité et de paix. Grâce à cette impulsion, la Guinée a vu émerger une nouvelle dynamique électorale dans les médias, caractérisée par :
Des reportages apaisés et constructifs,
Des investigations rigoureuses et rassurantes,
Des éditoriaux ancrés dans les valeurs de justice, de paix et de transparence.
Soucieux de ne pas voir ces précieux acquis s’effriter avec le temps, Dr Sékou Koureissy Condé a profité de cette tribune pour lancer un appel solennel à l’Union des Radios et Télévisions Libres de Guinée (URTELGUI). Il exhorte l’association à accompagner et former la relève afin de pérenniser cette culture de paix : « Je demande à l’URTELGUI de veiller à ce que la nouvelle génération de journalistes surveille et protège cette nouvelle culture électorale que nous venons de bâtir. Réussir à tenir des élections apaisées dans un pays comme le nôtre est la clé de voûte pour garantir le développement économique, la cohésion sociale et la réconciliation nationale. »
Par Rama Fils, pour Lerenifleur224.com