Élections apaisées en Guinée : l’URTELGUI remet des satisfécits aux journalistes et techniciens des trois synergies
Après des élections organisées dans un climat apaisé et sans violence en Guinée, l’Union des radios et télévisions libres de Guinée (URTELGUI) a organisé, ce jeudi 16 juillet 2026, au siège de la Haute Autorité de la Communication (HAC), une cérémonie de remise de satisfécits aux journalistes et techniciens ayant participé aux trois synergies des radios et télévisions du pays. L’événement a connu la présence de la directrice générale des Élections, Djenabou Touré, du président de l’ONASUR-E, Dr Sékou Koureissy Condé, du président de l’URTELGUI, du président de la HAC, des responsables des desks de Conakry ainsi que des journalistes et techniciens récipiendaires, entre autres.

Prenant la parole, le président de l’URTELGUI, Aboubacar Camara, est revenu sur le rôle joué par les médias dans la préservation d’un climat apaisé durant les différentes échéances électorales.

« Les années 2025 et 2026 ont mis la presse au défi : le référendum constitutionnel, l’élection présidentielle et le triple scrutin du 30 mai 2026. Des moments cruciaux où la Guinée avait besoin d’être informée, rassurée et éclairée à travers sa presse. Et vous avez répondu présent. La HAC a été notre boussole. Vous avez encadré, régulé et protégé l’espace médiatique. Vous nous avez permis de travailler librement, mais avec responsabilité. Sous votre leadership, monsieur le Président, la HAC a été, durant ces scrutins, à la fois un bouclier et un guide. Vous avez régulé sans museler, prévenu les dérives et protégé la liberté de la presse. Vous nous avez constamment rappelé l’ampleur de notre responsabilité. La presse vous en est reconnaissante », a-t-il déclaré.Pour sa part, le président de l’ONASUR-E, Dr Sékou Koureissy Condé, s’est réjoui du climat électoral apaisé qui a prévalu durant le processus.

« À travers cette célébration, nous saluons avant tout un environnement électoral favorable dans lequel nous avons travaillé ensemble pour la réussite de ce processus. Un environnement électoral apaisé ne signifie pas l’absence de tensions. Il repose sur la tolérance, le pardon, le respect mutuel et l’acceptation des différences. Cet environnement est le résultat d’une vision, celle du président de la République, Mamadi Doumbouya. Sa vision et son engagement ont constitué un facteur déterminant dans l’adhésion des populations à la conduite d’un processus électoral apaisé », a-t-il indiqué.

De son côté, la directrice générale des Élections, Djenabou Touré, a félicité les professionnels des médias pour leur contribution au maintien de la paix.

« Nous avons fait le choix de l’inclusion dans le processus électoral. Les journalistes ont pleinement assumé leur responsabilité. Ils ont informé, sensibilisé et mobilisé les citoyens à se faire recenser. Grâce à cette mobilisation, la Guinée a pu, pour la première fois, disposer d’un Registre national des personnes physiques, avec près de 10 millions de personnes recensées en moins de 60 jours. Aujourd’hui, cette expérience suscite l’intérêt dans plusieurs panels africains. Elle démontre l’importance de l’implication des principaux acteurs du processus électoral. Lors du référendum constitutionnel, je n’ai vu aucun journaliste habilité ou accrédité par la HAC publier un contenu allant à l’encontre de la paix ou de l’organisation du scrutin. Vous avez pris le temps de vérifier les informations chaque fois que cela était nécessaire. Nous vous en remercions », a-t-elle souligné.

Le président de la Haute Autorité de la Communication, Boubacar Yacine Diallo, a, quant à lui, salué le professionnalisme des journalistes, estimant que la presse guinéenne a fait preuve d’une intégrité remarquable durant le processus électoral.

« J’ai reçu de nombreuses félicitations à l’endroit de la presse. Ces félicitations vous reviennent et vous les méritez. Vous avez été des acteurs majeurs de ce processus. Si chacun avait fait son travail, mais que la presse avait failli, des violences auraient pu éclater. Vous avez résisté. Je connais des journalistes qui ont refusé de l’argent proposé par certains leaders pour semer le chaos. Ils ont choisi de rester fidèles à leur éthique. Un homme politique m’a même confié qu’il voyait, pour la première fois de sa carrière, un journaliste refuser de l’argent parce que le moment de diffuser une information n’était pas encore venu. Ce journaliste, dont je ne connais pas le nom, est aujourd’hui symbolisé par chacun d’entre vous. C’est le fruit de l’assainissement de la presse », s’est-il réjoui.

La cérémonie s’est achevée par la remise de satisfécits aux journalistes et techniciens ayant participé aux différentes synergies mises en place pour la couverture des échéances électorales.

Par Ousmane Baldé, pour Lerenifleur224.com