Alerte Info ! Après l’incendie au tribunal de Dixinn, le ministre Tounkara annonce des mesures d’urgence
Au lendemain de l’incident d’origine électrique survenu au Tribunal de Première Instance de Dixinn, le garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Ibrahima Sory II Tounkara, s’est rendu très tôt ce jeudi 18 juin 2026 sur les lieux afin de constater l’ampleur des dégâts et envisager des solutions pour prévenir de nouveaux incidents.

L’incident s’est produit dans l’après-midi du mercredi 17 juin 2026, en pleine audience, provoquant un mouvement de panique parmi les magistrats, les justiciables et le public présent dans l’enceinte du tribunal. Grâce à l’intervention rapide des agents sur place, des sapeurs-pompiers et de plusieurs riverains, le feu a pu être maîtrisé avant qu’il ne cause des dégâts plus importants.

À l’issue de sa visite, le ministre de la Justice a indiqué que les premières constatations pointaient vers un court-circuit comme origine de l’incendie.

« Vous avez constaté avec moi la source de l’incendie. C’est dû à un court-circuit », a déclaré Ibrahima Sory II Tounkara, soulignant que les installations électriques actuelles « ne répondent plus à nos aspirations de maintenant ».
Face à cette situation, le garde des Sceaux estime qu’il devient urgent de moderniser les infrastructures du tribunal afin d’éviter que de tels incidents ne se reproduisent.

Interrogé sur les mesures envisagées, il a expliqué que des travaux de rénovation des installations électriques seront engagés dans un premier temps.

« Comme on n’a que ce bâtiment, on va essayer de reprendre les installations, de les rénover complètement parce que vous avez constaté avec moi qu’il le faut », a-t-il affirmé.
Le ministre a également annoncé que son département est à la recherche d’un nouveau bâtiment susceptible d’accueillir le Tribunal de Première Instance de Dixinn. Selon lui, les infrastructures actuelles ne correspondent plus aux exigences d’une juridiction moderne. « On est en train de trouver un nouveau bâtiment qui puisse abriter ce tribunal, parce que vous avez vu que ces installations ne répondent plus aux aspirations d’une juridiction moderne », a-t-il insisté, estimant que le déménagement constitue la solution la plus durable.
De son côté, le chef de greffe du tribunal, Mohamed Fanta Diakité, est revenu sur les circonstances de l’incident. Selon lui, tout est parti d’une importante variation de tension électrique qui a provoqué l’explosion de plusieurs appareils dans les bureaux.

« Hier dans l’après-midi, nous étions dans les bureaux. Il y a eu une surtension, une variation, et les appareils ont commencé à exploser », a-t-il expliqué. Les agents ont tenté de couper l’alimentation électrique, mais les disjoncteurs avaient déjà pris feu, rendant toute intervention impossible à ce niveau.
Face à l’urgence, les responsables du tribunal ont alerté les services compétents, notamment le numéro d’urgence 117 ainsi que les équipes de dépannage de l’électricité. Toutefois, avant même l’arrivée des secours, le personnel a réussi à maîtriser les flammes à l’aide d’un extincteur disponible sur place.
Pour Mohamed Fanta Diakité, cet incident n’est pas un cas isolé. Il affirme que le tribunal est régulièrement confronté à des variations de tension particulièrement élevées, ayant déjà causé des dommages matériels ces derniers mois.
« Ce n’est pas la première fois. Il y a souvent des tensions de 300 et quelques volts qui viennent. Il n’y a pas plus d’un mois que nous changions encore des appareils brûlés à cause des surtensions », a-t-il indiqué. Selon lui, les imprimantes et les ordinateurs ont une nouvelle fois été endommagés avant que le feu ne se propage au niveau de l’arrivée électrique.
Le chef de greffe a également insisté sur la vétusté du bâtiment, qui nécessite des travaux d’entretien réguliers. Il a rappelé que la principale inquiétude lors de l’incident concernait la sécurité des nombreuses archives judiciaires conservées dans les locaux.
« Notre crainte principale, c’était les archives. Si, par malheur, l’incendie les atteignait, cela aurait provoqué d’importantes pertes et de nouveaux retards », a-t-il confié, appelant à la mise en place d’une solution durable.

L’incident survenu au Tribunal de Première Instance de Dixinn remet une nouvelle fois en lumière les difficultés liées à la vétusté de certaines infrastructures publiques. Si le sinistre a été rapidement maîtrisé et n’a pas fait de victimes, il a révélé les limites des installations électriques actuelles. Les autorités judiciaires promettent désormais une rénovation complète des équipements dans l’immédiat, tout en accélérant les démarches pour reloger le tribunal dans un bâtiment plus adapté aux exigences d’une justice moderne et sécurisée.
Par Rama Fils, pour Lerenifleur224.com