Guinée : des consultations nationales lancées pour préparer une loi sur la réparation des victimes de violations des droits humains
Le Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, à travers la Direction nationale de la Réconciliation et de la Réparation, a organisé ce jeudi 25 juin 2026 un atelier de consultations nationales consacré à l’élaboration d’un projet de loi encadrant la réparation administrative des préjudices subis par les victimes de violences et de graves violations des droits humains en République de Guinée. Accueillie dans la petite salle dédiée au procès des événements du 28 septembre 2009, au sein de la Cour d’appel de Conakry, cette rencontre a mobilisé des représentants des institutions publiques, des associations de victimes, des organisations de la société civile ainsi que des partenaires techniques et financiers.
À travers cette initiative, les autorités souhaitent renforcer le dispositif juridique national afin de mieux répondre aux attentes des victimes. Le futur texte ambitionne de définir les principes généraux de la réparation administrative tout en garantissant des mécanismes conformes aux engagements internationaux de la Guinée en matière de protection des droits humains. Les discussions ont permis aux participants d’exprimer leurs préoccupations, de partager leurs expériences et de formuler des recommandations destinées à enrichir le contenu du projet de loi. Cette approche participative vise à associer l’ensemble des parties concernées afin d’aboutir à un cadre légal inclusif et adapté aux réalités du pays.Pour le Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, cette démarche s’inscrit dans une volonté de consolider la justice transitionnelle, de reconnaître les souffrances endurées par les victimes et de renforcer l’État de droit.

Elle témoigne également de l’engagement des pouvoirs publics à promouvoir la réconciliation nationale à travers des mécanismes de justice et de réparation. Une fois adopté, ce projet de loi devrait constituer une étape importante dans la mise en œuvre d’une politique nationale de réparation des victimes de violations graves des droits humains. Les autorités espèrent ainsi contribuer à la consolidation de la paix, au renforcement de la justice et à la promotion d’une réconciliation durable en République de Guinée.