Installé à la tête de la délégation spéciale de Matam le 23 avril 2024, l’ancien conseiller communal Badra Koné, démissionnaire à la fin de son mandat précédent, s’est rapidement imposé comme l’une des figures marquantes de la gestion locale dans la commune. En moins de vingt-quatre mois, lui et son équipe ont engagé plusieurs réformes administratives et initiatives de développement qui ont profondément transformé le fonctionnement de la mairie.
À l’approche des échéances électorales pour la reconquête de la mairie de Matam, le bilan de Badra Koné continue d’alimenter les débats politiques. Malgré les difficultés judiciaires auxquelles il fait face depuis plusieurs jours, notamment sa détention à la Maison centrale de Conakry sur instruction de la CRIEF, plusieurs observateurs estiment que les réalisations enregistrées sous sa gestion demeurent visibles sur le terrain.
Sur le plan administratif, l’équipe dirigée par Badra Koné a entrepris une série de réformes destinées à moderniser l’administration communale et à renforcer la gouvernance locale. Parmi les principales actions réalisées figurent l’institutionnalisation de la Maison des Jeunes de Touguiwondy en Maison de la Culture, ainsi que la création du logo officiel de la commune, symbole d’identité et de visibilité institutionnelle.
La mairie s’est également dotée d’un groupe électrogène afin d’assurer la continuité des services administratifs. Dans le cadre du renforcement de la coordination interne, plusieurs commissions de travail ont été mises en place, accompagnées d’une réorganisation des services communaux et de certains marchés de la commune.
L’administration de Matam a aussi procédé à l’assainissement du fichier des agents contractuels et au règlement définitif des primes de séparation des agents compressés, une question longtemps restée en suspens. Les conseils de quartiers ont été réorganisés et redynamisés avec la désignation de nouveaux conseillers, dans le but de rapprocher davantage les citoyens de la gestion locale.
Dans la même dynamique, plusieurs structures d’appui à la gouvernance participative ont vu le jour. Il s’agit notamment du Comité de Gestion des Plaintes (COGEP), du Comité de Santé et d’Hygiène (COSAH), ainsi que du Conseil Communal des Femmes et Filles (CCFF), autant d’initiatives visant à renforcer l’implication des populations dans les affaires publiques.
En dépit des controverses judiciaires qui entourent actuellement Badra Koné, son passage à la tête de la délégation spéciale de Matam reste marqué par une volonté affichée de réformes administratives et de modernisation de la gouvernance locale. À l’heure où la bataille politique pour la mairie s’intensifie, son bilan apparaît comme l’un des principaux arguments de ses partisans, qui voient dans ses réalisations les signes d’une gestion orientée vers le changement et le développement communal.
Par Rama Fils, pour lerenifleur224.com