L’humanité célèbre ce vendredi 13 février 2026 la Journée mondiale de la radio autour du thème : « L’IA est un outil, pas une voix ». À cette occasion, le président de l’Union des Radios et Télévisions Libres de Guinée (URTELGUI), Aboubacar Camara, a accordé une interview à nos confrère de la radio Horizon FM où il a rappelé l’importance capitale de cette date pour les professionnels des médias et les pouvoirs publics.
Selon Aboubacar Camara, cette célébration est « éminemment importante ». Elle trouve son origine dans la création de la radio des Nations Unies en 1946.C’est en 2011 que l’UNESCO a décidé d’instituer officiellement la Journée mondiale de la radio, avant qu’elle ne soit adoptée par les Nations Unies.Pour le président de l’URTELGUI, cette journée ne doit pas être seulement commémorative, mais surtout stratégique : elle doit servir à renforcer le rôle et la place de la radio dans nos sociétés.Aboubacar Camara insiste sur le caractère transversal de la radio, qu’il qualifie de médium
« très important » qui mérite d’être soutenu et valorisé.D’un côté, cette journée doit permettre de sensibiliser les professionnels de la radio afin qu’ils continuent à exercer leur métier avec rigueur et responsabilité. De l’autre, elle doit interpeller les pouvoirs publics et les décideurs politiques pour qu’ils soutiennent davantage ce secteur stratégique.« Il faut faire en sorte que la radio continue à jouer pleinement son rôle », souligne-t-il.
Prenant l’exemple de la Guinée, Aboubacar Camara rappelle le rôle déterminant joué par les radios lors des périodes difficiles, notamment pendant l’épidémie d’Ebola.Durant cette crise sanitaire, les radios du pays s’étaient synchronisées pour informer les populations en temps réel, tout en diffusant des informations fiables et crédibles.
Selon lui, la radio demeure dans le subconscient collectif comme une source d’information sûre.
« Le cadre d’information de la radio est une information crédible pour les populations », affirme-t-il
soulignant la confiance historique accordée à ce médium.Pour les professionnels des médias, et particulièrement ceux de la radio, cette journée doit être l’occasion de revenir aux fondamentaux du métier : l’éthique, la responsabilité et le respect de la vérité.En conclusion, le président de l’URTELGUI appelle à une mobilisation collective. Citoyens, journalistes et décideurs doivent, selon lui, unir leurs efforts pour consolider la place de la radio dans les prochaines décennies.Car, au-delà des mutations technologiques, la radio reste un pilier de l’information et un outil incontournable de cohésion sociale, appelé à continuer d’exister et d’informer avec crédibilité.
Par Mimi Bangoura, pour Lerenifleur224.com