Kindia : les autorités communales veulent rétablir l’ordre et la fluidité de la circulation au centre-ville
Le président de la délégation spéciale de Kindia, Elhadj Django Cissé, a effectué une descente au grand marché de la commune. Objectif : réaffirmer l’engagement des autorités communales en faveur de la libération des emprises publiques occupées dans ce centre névralgique des échanges commerciaux.

Selon lui, la commune entend mettre un terme définitif à ce vieux dossier afin de rétablir l’ordre et la fluidité de la circulation au centre-ville.

« L’objectif de ma présence ce matin est de boucler un ancien dossier. À notre installation, nous avons constaté que la circulation au centre-ville de Kindia était totalement bloquée, causant d’énormes souffrances aux citoyens. Dans un premier temps, avec l’appui de la gendarmerie et des services de sécurité, un travail de dégagement a été effectué pour libérer le centre-ville. Mais malgré cela, nous constatons encore que certaines femmes empêchent les vendeurs d’accéder à leurs boutiques », a-t-il expliqué.
Poursuivant son intervention, Elhadj Django Cissé a reconnu que la construction du grand marché n’a pas suffisamment pris en compte les besoins en espaces de vente.

« L’objectif final est que les femmes installées sur la voie publique regagnent obligatoirement l’intérieur du marché. Le problème vient du plan de construction du marché, qui a montré ses limites. Nos prédécesseurs portent une part de responsabilité, car il aurait fallu, au préalable, analyser les besoins en espaces de vente avant d’engager les travaux. Mais face à cette situation, nous n’avons pas le choix : il faut libérer les emprises », a-t-il déclaré.
Pour une meilleure sensibilisation des commerçants, le président de la délégation spéciale a exhorté les vendeurs au respect strict de cette mesure, qu’il juge bénéfique pour tous.

« Je suis venu depuis longtemps les informer de manière pacifique. Cette décision va dans l’intérêt général. Aujourd’hui, les boutiques ont été attribuées et, lorsque des femmes s’installent devant les entrées, cela pénalise les commerçants qui paient cher leurs boutiques et peinent à rentabiliser leurs investissements. C’est pourquoi nous sollicitons la compréhension et l’accompagnement des femmes afin qu’elles acceptent de regagner l’intérieur du marché, pour que chacun puisse exercer librement ses activités », a-t-il conclu.
Par Mohamed Camara pour Lerenifleur224.com