En Guinée, malgré l’interdiction formelle par la loi de tout châtiment corporel, la violence domestique persiste. À Mamou, un père de famille est accusé d’avoir sauvagement battu son fils, Ousmane Barry, âgé d’environ 6 ans.

Les faits se sont déroulés à Fello-Bantan, un secteur relevant du quartier Pétel 2, dans la commune urbaine. Selon les témoignages recueillis sur place, les coups infligés sont d’une telle violence que l’état de santé de l’enfant est jugé critique. L’auteur présumé, Saikou Barry, vit seul avec ses enfants depuis qu’il a congédié son épouse.
Mamadou Illa Camara, chef du secteur de Fello-Bantan 3, témoigne de la gravité de la situation

« Ce monsieur n’en est pas à son coup d’essai. C’est un récidiviste. À l’époque de notre ancien chef de quartier, il avait déjà monstrueusement battu sa fille, ce qui avait provoqué la colère des femmes du quartier qui l’avaient conduit à la police. Ce matin, la grande sœur de la victime est arrivée chez moi en sanglots. Elle m’a confié que leur père avait violemment frappé son petit frère. En retirant le haut de l’enfant, j’ai découvert un corps couvert de contusions et de blessures. Ses mains sont enflées car son père a l’habitude de le ligoter. »
Alertée par cette atrocité, la police, via l’OPROGEM (Office de Protection du Genre, de l’Enfance et des Mœurs), a immédiatement ouvert une enquête pour retrouver le père biologique, actuellement en fuite.
Le chef de secteur poursuit :
« J’ai aussitôt alerté le chef de quartier pour saisir la police, car cet acte est d’une extrême gravité. En arrivant à l’OPROGEM avec l’enfant, les policiers ont été sidérés par l’état du petit. Ils ont ouvert une enquête sur le champ pour retrouver l’auteur de cet acte ignoble. »
Ce drame relance une nouvelle fois le débat sur les maltraitances infantiles au sein des foyers guinéens, au mépris des lois en vigueur protégeant les mineurs.
Depuis la ville-carrefour, Alpha KEITA pour lerenifleur224.com