Présidentielle en Guinée : la DGE poursuit le renforcement des capacités des journalistes en langues nationales sur le nouveau cadre normatif des élections. 

La Direction générale des élections (DGE) multiplie ces renforcement de capacité auprès des différents acteurs, ce samedi 20 décembre 2025 , elle pour a procédée au lancement officiel de la formation des journalistes en langues nationales sur la vulgarisation du nouveau cadre normatif des élections. Cette initiative s’inscrit dans la volonté des autorités électorales de renforcer la compréhension du processus électoral par l’ensemble des citoyens, notamment ceux qui ne maîtrisent pas la langue française.

Initiée par la DGE, cette session de formation vise à outiller les journalistes afin qu’ils puissent mieux traiter l’information électorale dans le respect du cadre juridique en vigueur. Il s’agit, entre autres, de développer leurs connaissances sur le nouveau code électoral, leur rôle et leurs responsabilités en période électorale, ainsi que les bonnes pratiques de couverture médiatique des élections.

Prenant la parole à l’occasion du lancement, Madame Camara Djenab Touré, directrice générale des élections, a souligné l’importance stratégique des journalistes en langues nationales dans la transmission de l’information électorale.

 » Tous les jours, ils sont dans les radios, dans les télévisions pour faire passer l’information en langue pour que la majorité des Guinéens qui ne comprennent pas français puissent comprendre. Donc aujourd’hui, on a eu à exposer pour eux le cadre normatif nouveau des élections, notamment le nouveau code électoral. Quel est leur rôle et responsabilité, comment l’élection doit être couverte par eux, comment ils peuvent aussi travailler à amener la population à comprendre l’ensemble du processus dans les langues du terroir parce que c’est ce qui est le plus important. » à t’elle déclaré avant de poursuivre.

 » Souvent, on se base beaucoup plus sur la langue de communication qu’il y a la langue française. Mais il est important aussi que nos parents qui ne comprennent pas cette langue puissent avoir les journalistes et que ces journalistes soient outillés, connaissent davantage le cadre normatif de l’élection pour l’expliquer dans nos langues. Et c’est ce qu’on est en train de faire aujourd’hui avec eux. Cette innovation va beaucoup aider. C’est la compréhension. Ça va lutter contre la désinformation. Mais ça va lutter aussi contre les fake news qu’on dit souvent. Les gens inventent des choses qu’ils ne connaissent pas. Mais ça va aider aussi la grande majorité de la population à comprendre le déroulé du processus électoral dans notre pays. « 

Président cette cérémonie, , le président de la Haute Autorité de la Communication (HAC), Boubacar Yacine Diallo, a rappelé le rôle central que jouent les journalistes en langues nationales dans la préservation de la paix et de la cohésion sociale durant les périodes électorales.

 » A vous, journalistes en langue nationale, comme la directrice des élections le disait tout à l’heure, vous avez un rôle central à jouer. Parce que lorsqu’on parle en français, très peu de personnes comprennent. Peut-être que ces personnes écoutent, entendent. mais ne comprennent pas. Et vous, comme vous le dites vous-même, vous parlez sans filtre. Tout à l’heure, la directrice s’est adressée à vous en langue soussou, et c’était sans filtre, c’était clair. Donc vous faites la même chose vis-à-vis de vos auditeurs et de vos téléspectateurs. Alors, je voudrais espérer que vous allez faire en sorte que la paix règne. « 

Il a également salué le professionnalisme de la DGE et le rôle pacificateur de la presse lors des précédentes échéances électorales, tout en exhortant les journalistes à poursuivre leurs efforts de sensibilisation.

 

 » Si le référendum a été paisible, si la campagne pour la présidentielle l’est, c’est parce que la DGE a fait preuve de neutralité, de professionnalisme et de responsabilité. L’élection est organisée de manière inclusive. Et bien sûr, tout le monde le dit aujourd’hui, tout le monde le reconnaît, le rôle pacificateur que la presse a joué. (…) Je voudrais donc vous inviter, vous particulièrement, journalistes de langue nationale, à sensibiliser nos populations. Poursuivez vos décisions, vos efforts de sensibilisation, d’explication du processus. (…) Il y a beaucoup de choses qui sont nouvelles et vous devez être en mesure de les expliquer. Et pour ce faire, il faut que vous-même vous compreniez. « 

À travers cette formation, la DGE et la HAC entendent renforcer la lutte contre la désinformation et les fake news, tout en favorisant une meilleure appropriation du processus électoral par les populations, grâce à une information claire, accessible et diffusée dans les langues du terroir.

 

Par Mimi Bangoura, pour lerenifleur224.com