Comme dans plusieurs autres localités du pays, la grève déclenchée par l’inter-centrale de l’éducation a été largement suivie ce lundi 1er décembre 2025 dans la commune urbaine de Labé. Dans certains établissements visités, les cours étaient totalement paralysés, même si, par endroits, élèves et enseignants ont tout de même répondu présents dans les salles de classe.

Au Groupe scolaire Hoggo M’Bouro, la situation varie selon les niveaux. Si les cours se tiennent normalement au collège, ils sont fortement perturbés au lycée. Interrogé sur place, le directeur des études du collège, Alhousseny Diallo, est revenu sur le déroulement de la journée :
« Comme vous l’avez constaté, la grève n’a pas été largement suivie chez nous. Les enseignants ont répondu à l’appel : sur les sept programmés, ils étaient tous présents, ainsi que les élèves. »
Au niveau du lycée du même établissement, en revanche, les enseignants se sont largement absentés, laissant les salles de classe vides.
Dans le privé, la situation est différente. Au Groupe scolaire Hadja Hafsatou Diallo, quelques élèves seulement ont répondu présents. Le directeur des études, Mamadou Mamoudou Diallo, précise

« Pratiquement, chez nous, la grève n’est pas observée. À 8 heures, les cours ont démarré et tout se déroule très bien. »
Dans l’ensemble, plusieurs écoles de la commune urbaine de Labé ont vu leurs activités fortement perturbées par ce mouvement syndical, affectant le déroulement normal des cours.
Cette première journée de grève met en lumière la disparité de son suivi entre établissements publics et privés. Si certains enseignants ont choisi de poursuivre les cours, la paralysie observée dans de nombreuses écoles publiques témoigne d’un malaise réel au sein du secteur éducatif. Les prochains jours s’annoncent déterminants pour mesurer l’ampleur du mouvement et ses répercussions sur le calendrier scolaire.
Par Thierno Chérif Souaré, depuis Labé, pour lerenifleur224.com